Août 2017

Chaque année pour la rentrée, c’est la fête de la fantasy francophone chez les Indés, le collectif d’éditeurs qui regroupe ActuSF, Mnémos et les Moutons électriques. Fiers de nos auteurs, heureux de nos découvertes, passionnés par la nouvelle littérature de fantasy qui ne cesse de surgir avec toujours plus de vigueur, nous avons décidé depuis 3 ans d’inscrire la rentrée d’automne sous le signe de la Rentrée de la fantasy française. Car il faut le dire haut et fort : la fantasy française est là — et elle est chez nous !

Notre passion pour les littératures de l’imaginaire passe en particulier par un constant travail de découverte et de suivi de nouveaux auteurs francophones, car la création est ce qui nous semble à la fois le plus crucial et le plus palpitant dans la vie de nos genres. C’est donc Brice Tarvel que nous mettons en avant cette fois pour la Rentrée, avec Pierre-Fendre. Dans un château immense emmitouflé d’un mystérieux magma fuligineux, trois groupes se lancent à travers des salles-territoires dont chacune abrite une des quatre saisons. Il y a dans Pierre-fendre à la fois des images très fortes, une aventure parfaitement bien menée, de l’humour, une générosité de vocabulaire, des personnages attachants, bref voilà un roman charnu, poétique, drôle et prenant, un texte qui nous semble assez fort — c’est pourquoi nous l’avons choisi pour cette nouvelle Rentrée de la fantasy française. [titre également disponible en numérique]

Notre autre nouveauté de la fin août se fait sous l’égide du label jeunesse Naos : Faustine de François Larzem est le premier volet du diptyque « Le Lys noir ». Un roman sombre et cruel où les Enfers envahissent un royaume à la Louis XIV, et où seule la jeune bretteuse Faustine, justicière masquée et intrépide, se lève contre la monstrueuse oppression. [titre également disponible en numérique]

Enfers également, décidément, avec la version en tirage de tête du prochain roman de Nicolas Le Breton : Sherlock Holmes aux Enfers, le titre dit tout ! La version « normale » sortira en librairie en octobre, mais en attendant et comme souvent, nous nous faisons plaisir avec un joli tirage de luxe ultra limité (30 exemplaires seulement !).

C’est d’ailleurs l’été des rêves de luxe, puisque nous venons de sortir du Flaubert, eh oui, une folie : le Voyage en Orient… Là encore à tirage très très limité, en grand format, avec en prime des textes d’auteurs de l’imaginaire, une nouvelle et quelques gravures — un livre pour notre passion, pour servir un vieux rêve.

Juillet 2017

Tandis qu’une étrange mousson balaye le pays, les moutons, eux, continuent à trimer. Au moment où nous écrivons ces lignes, trois ouvrages et un catalogue viennent de partir chez nos imprimeurs, et trois autres ouvrages ne vont pas tarder à les suivre…

Deux nouveautés ce mois-ci, assez particulières : deux tirages de luxe, deux livres un peu fous. Explication : lorsque furent créés les Moutons électriques, nous avions eu envie de « faire du Flaubert »… mais comment, dans le cadre d’une maison spécialisée en littératures de l’imaginaire ? Nous nous fîmes quand même un plaisir : un recueil des pièces de théâtre de Flaubert, à tirage limité — incluant bien entendu Le Château des cœurs, sa pièce féerique.

Et puis, un jour que nous discutions avec le boss des éditions Mnémos, il nous confia avoir envie depuis longtemps de faire une belle édition de Salammbô. Et nous de lui avouer notre vieille envie de faire une belle édition du Voyage en Orient… Les voici donc, en tirage grand format ultra limité, avec en prime des textes d’auteurs de l’imaginaire, des préfaces et postfaces, une nouvelle, des annexes, quelques gravures — ces deux livres existent maintenant un peu, pour notre passion, pour servir un vieux rêve.

Et puis, toujours dans la catégorie « édition ultra limitée », signalons que sort aussi ce mois-ci le tirage de tête d’un recueil de Nathalie Dau, Fragments de l’âge ancien (qui sortira en Hélios à la rentrée), comportant en annexe quelques documents exclusifs et inédits.

Pour le reste, notre événement principal est bien sûr la sortie du Chasse royale II de Jean-Philippe Jaworski, un roman splendide. De plus en plus de librairies nous soutiennent, c’est extrêmement appréciable, et l’on trouve dans nos meilleures ventes récentes Les Papillons géomètres de Christine Luce ; Tout au milieu du monde d’Ascaride, Bétan & Rivero ; Source des tempêtes de Nathalie Dau ; Shakti de Stefan Platteau ; ainsi qu’un quatuor de poches Hélios : Kallocaïne de Karin Boye ; Porcelaine d’Estelle Faye ; Fleurs au creux des ruines de Chloé Chevalier ; et Le Sentiment du fer de Jean-Philippe Jaworski. C’est le travail fidèle et acharné des (bons) libraires et de notre diffuseur, Harmonia Mundi Livre, qui permet de construire peu à peu une présence solide de notre catalogue, merci à eux, merci à vous.

Juin 2017

Découvrir, accompagner et promouvoir des auteurs, voilà qui a toujours été au cœur de notre activité. Et s’il y a un plaisir que nous goûtons tout particulièrement, c’est bien celui de les voir s’envoler et évoluer librement, à la grande joie de leurs lecteurs. En juin, deux de nos séries phares se voient ainsi dotées d’un nouvel opus, tandis que s’ébattent déjà les plumes agiles des nouveautés de mai et que, dans les cuisines d’Hélios, s’élabore un banquet des plus surprenants…

C’est un événement, forcément : le nouveau roman de Jean-Philippe Jaworski, l’auteur best-seller de la fantasy française, arrive en librairie. Sous le titre de Chasse royale II se cache une œuvre que nous n’allons pas hésiter à déclarer majeure, tant pis si l’on nous soupçonne d’exagérer pour de basses raisons commerciales, parce que non, nous n’exagérons pas : Chasse royale II est son plus beau et grand roman, et on peut même le lire indépendamment, en dépit du fait qu’il s’agisse de la suite de la série « Rois du monde ». C’est d’un évocateur puissant, à la fois aussi entraînant que Gagner la guerre et réalisant le potentiel des deux précédents, ample, saisissant, plein d’images fortes — une œuvre incroyable.

Ce qui ne signifie pas que notre autre nouveauté du mois, Mers brumeuses de Chloé Chevalier, soit à la peine : troisième volet des Récits du Demi-Loup (qui en comporteront quatre), elle relève du meilleur de la « fantasy dynastique ». Loin des canons et des « clichés » de la fantasy, voilà une série captivante qui fait la part belle à ses personnages, des voix fortes.

Début de série en revanche : la première enquête d’un duo explosif de détectives de l’étrange, Sachem Blight et Oxiline. Après la « crapule fantasy » de Wastburg et le rétro-futurisme de Sovok, Cédric Ferrand verse dans le pulp lovecraftien un brin rigolard avec Et si le diable le permet, une aventure mystérieuse donnant naissance à deux nouveaux héros intrépides voués à vivre bien des péripéties. Complots, monstres et enquêtes, Canada années 1930, ambiance pulp et fantastique… et plus si affinité !

Quant à Alex Nikolavitch, il nous amène dans L’île de Peter. Après Eschatôn, space opera lovecraftien au souffle puissant, il entre sur le territoire de la fantasy urbaine avec son deuxième roman, qui fait entrer en collision la noirceur du polar new-yorkais et le mythe de Peter Pan. Qui est ce vieux marin qui traîne sa dégaine dans les rues de l’East Village à la recherche d’herbes médicinales très particulières et pourquoi Joab, le caïd du quartier, cherche-t-il sa piste dans des vapeurs narcotiques ? Les frontières du mythe et de la réalité se brouillent.

En juin, aussi, notre collection de poche Hélios récompense votre gourmandise littéraire, en vous offrant une anthologie (très) originale pour l’achat de deux titres. Une douceur exceptionnelle : un Hélios gratuit célébrant la bonne chère, à demander à votre libraire favori !

Mai 2017

Notre mois de mai s’inscrit sous le signe de l’étrange et du fantastique, avec un anniversaire important, le début d’une série et un hommage fascinant.

L’anniversaire, c’est celui de Frankenstein : il y a 200 ans que ce mythe fut créé. Nous avons donc décidé de retravailler le texte principal d’un de nos anciens « Bibliothèque rouge » pour partir Sur les traces de Frankenstein. En mêlant fiction littéraire et histoire, partir ainsi c’est explorer l’imaginaire flamboyant d’un tournant du XVIIIe siècle marqué à la fois par l’esprit gothique, le romantisme et les débuts de la révolution industrielle, sur fond d’anatomie fantastique, de conspirations Illuminati et de troubles bonapartistes.

Le début de série, c’est la première enquête d’un duo explosif de détectives de l’étrange, Sachem Blight et Oxiline. Après la « crapule fantasy » de Wastburg et le rétro-futurisme de Sovok, Cédric Ferrand verse dans le pulp lovecraftien un brin rigolard avec Et si le diable le permet, une aventure mystérieuse donnant naissance à deux nouveaux héros intrépides voués à vivre bien des péripéties. Complots, monstres et enquêtes, Canada années 1930, ambiance pulp et fantastique… et plus si affinité !

Et l’hommage fascinant, c’est celui que mène Alex Nikolavitch dans L’île de Peter. Après Eschatôn, space opera lovecraftien au souffle puissant, il entre sur le territoire de la fantasy urbaine avec son deuxième roman, qui fait entrer en collision la noirceur du polar new-yorkais et le mythe de Peter Pan. Qui est ce vieux marin qui traîne sa dégaine dans les rues de l’East Village à la recherche d’herbes médicinales très particulières et pourquoi Joab, le caïd du quartier, cherche-t-il sa piste dans des vapeurs narcotiques ? Les frontières du mythe et de la réalité se brouillent.

Étrange assurément aussi, et gourmandise livresque, que Tout au milieu du monde. Ce petit objet-livre séduisant a été conçu en collaboration par Julien Bétan et Mathieu Rivero avec notre graphiste, Melchior Ascaride. Le trio d’auteurs a conçu ce livre pour raconter une histoire atypique, au parti-pris graphique fort : entièrement en bichromie noir / rouge, c’est véritablement un roman graphique. Non content d’illustrer le propos, l’image souhaite aussi donner vie à cet univers, à la manière d’un narrateur « parallèle », ou comme la musique d’une chanson participe à poésie des mots. Intégrées au texte, les images renforcent la narration.