Physionomies

Parmi les multiples choses sur lesquelles nous travaillons actuellement — car les ouvrages en construction ne manquent pas — se trouvent deux Bibliothèque rouge différents de d’habitude, en ce qu’ils concerneront non pas un héros, mais deux villes : Londres et Paris. Nous voulons faire de ces deux volumes des sommes conséquentes, sans comparaison. Le principe sera de traiter chapitre par chapitre des époques de la ville, sous le point de vue de héros et de leur auteur, et de la manière dont la ville y est rendue, les caractéristiques de la ville à chaque époque iconique de chaque héros : le Londres de Jane Austen, le Londres de Sherlock Holmes bien sûr, le Londres de Jeeves et des clubs, le Londres de John Le Carré, etc. Ou le Paris de Vidocq, le Paris de Maigret, le Paris des surréalistes, etc. À ces nombreux chapitres (par plein de collaborateurs), nous entendons également ajouter quelques extraits de textes, des documents plaisants et inattendus — traductions par exemple de papiers très peu connus d’Arthur Machen ou d’Arnold Bennett, articles de la presse d’époque… Et enfin, une poignée de promenades commentées. Nous avons opté pour le terme de « physionomie » afin de sous-titrer ces deux volumes urbains — un nom qui était autrefois celui d’une forme littéraire maintenant oubliée, qui consistait grosso-modo à établir le panorama d’un sujet.

Notre directeur artistique, Sébastien Hayez, vient de nous livrer les deux couvertures concernées, nous ne résistons donc pas à l’envie de vous les laisser contempler. Parution courant 2013.

À la recherche de Dracula

À l’été 2010, nous avions publié un étrange ouvrage signé Simon Sanahujas (textes) et Gwenn Dubourthoumieu (photos): Sur la piste de Tarzan. Il s’agissait d’un carnet de voyage tenu par Simon et illustré par les clichés de son ami Gwenn, photographe de presse et correspondant AFP au Congo. Mais ce n’est pas au Congo, qu’ils s’étaient rendu: c’était au Gabon, pays plus susceptible de receler des traces du passage de… Tarzan, eh oui. Et le plus fort, c’est qu’ils avaient bien retrouvé lesdites traces. Entre document et fiction, actualité et littérature.

Cette année, nos deux téméraires voyageurs ont décidé de suivre la piste d’un autre personnage de légende: le comte Dracula. Pour cela, ils vont se rendre en mars en Roumanie, puis retracer le voyage du célèbre vampire vers l’Angleterre, en allant à Whitby, puis en finissant leur périple à Londres, où les rejoindra André-François Ruaud — qui outre qu’il a déjà cherché Dracula à Londres, travaille actuellement sur un collectif pour la Bibliothèque rouge ayant Londres comme sujet. Sauf périls inconnus, le carnet de voyage devrait sortir en novembre.

Rétro-futur, chro 1

Un mot gentil de Bertrand Campeis, secrétaire du prix ActuSF de l’Uchronie, à propos de Rétro-futur ! (que notre distributeur vient juste d’expédier aux librairies, tiens) :

Si Eric Henriet a réussi à faire une très belle radiographie de ce qu’est l’uchronie à travers son essai, Raphaël Colson prend deux photos à l’aide d’un appareil photo instantané rétro, la première qui se dévoile sous nos yeux à la lecture de cet essai est une brillante analyse du genre science-fictionnel et de son rapport avec son passé futuriste ; la deuxième photo, nous sommes en train de la secouer vigoureusement pour entrapercevoir ce que sera ce procédé littéraire qu’est le rétro-futurisme : non pas un genre, mais bel et bien un style en perpétuelle expansion, redonnant au mot uchronie (à savoir u-chronos, non-temps) son sens premier et certainement son avenir : un temps indéfinissable que nous avons l’impression d’avoir toujours côtoyé.