Mai 2021

Avant cette crise inouïe, nous pensions déjà faire évoluer nos publications, en rêvant d’un monde meilleur et en participant à sa construction… Nos livres s’engageaient déjà dans le sens d’un nouveau monde, mais les épreuves traversées nous confortent dans nos choix de changements et plus que jamais nous souhaitons que s’écrive un imaginaire fructueux et progressiste. Cette année est pour nous celle des « écotopies », des fictions se projetant dans des sociétés alternatives, pacifistes et écologistes !

Et notre grand titre pour cela, c’est un roman inédit de Kim Stanley Robinson, incontournable auteur best-seller de la science-fiction, pour l’inédit Lisière du Pacifique. Dans un monde qui travaille à redécouvrir l’harmonie avec la nature, la petite ville d’El Modena, en Californie, prend l’aspect d’une utopie sociale et écologique. Entre polar, projection politique et science-fiction utopiste, un jalon important dans l’œuvre de Kim Stanley Robinson et un roman majeur de la fiction écologiste.

Nous déclinons aussi ce besoin d’utopie dans deux poches Hélios : Transit de Pierre Pelot était épuisé depuis fort longtemps et nous le tenons pour une œuvre majeure : la mise en scène d’une utopie écologiste, à travers le voyage d’un amnésique. Proche des romans de Christopher Priest, en particulier de Futur intérieur, on y distingue le même doute sur la réalité et une confrontation entre un présent totalitaire et un univers parallèle projetant un modèle écologique de société.

Et Michel Jeury dans L’Univers-Ombre décrit d’une manière saisissante et peut-être prophétique, une autre vie, possible tout de suite : énergies douces, écologie pratique et utopies réalisables, Michel Jeury met son immense talent au service d’un monde plus juste où l’idée autogestionnaire est développée concrètement. Un roman solaire, à la fois lyrique et profond.

Paru en début d’année, La Ville peu de temps après, de Pat Murphy (trad. Patrick Marcel) est une autre de ces fictions qui osent rêver positivement : San Francisco, après l’apocalypse. Dans la grande cité californienne, des artistes se sont forgés leur propre société, qui tend vers l’utopie — mais de l’autre côté de la Baie, des militaires s’agitent, décidés à mater ces doux rêveurs. Il va falloir lutter avec ses rêves — et peut-être avec l’aide de la ville elle-même.

Avril 2021

Rien n’est simple, tout se complique, comme aurait dit Sempé. Enfin, en dépit des lassitudes, reports, pertes et incertitudes ; malgré une boule de cristal toujours embuée ; l’équipe des Moutons électriques poursuit ses activités, comptez sur nous.

Une nouveauté en poche Hélios, ce mois-ci : L’Île de Peter d’Alex Nikolavitch, une belle fantasy urbaine qui opére la collision de la noirceur du polar new-yorkais avec le mythe trouble de Peter Pan. Qui est ce vieux marin qui traîne sa dégaine dans les rues de l’East Village à la recherche d’herbes médicinales très particulières et pourquoi Joab, le caïd du quartier, cherche-t-il sa piste dans des vapeurs narcotiques ? Ce sont ces questions auxquelles devra répondre Wednesday, policière à New York, alors qu’elle se retrouve exilée sur une île tropicale étrange et pourtant familière…

Et un autre poche, tout juste paru, opère pour sa part un hommage à la défunte collection « Angoisse » ainsi qu’aux ombres toxiques de Lovecraft. Tremblez ! Il était trois vieilles dames… de Christian Robin est un captivant roman de suspense sur l’influence maléfique d’un livre maudit et sur l’action des terribles fées du Destin…

La Ville peu de temps après, de Pat Murphy (trad. Patrick Marcel) se situe en revanche du côté résolument solaire de la SF. San Francisco, après l’apocalypse, dans la grande cité californienne, des artistes se sont forgés leur propre société, qui tend vers l’utopie… Mais de l’autre côté de la Baie, des militaires s’agitent, décidés à mater ces doux rêveurs. Il va falloir lutter avec ses rêves — et peut-être avec l’aide de la ville elle-même. Un grand roman, à ne surtout pas rater.

Nous venons de publier trois nouveaux volumes de notre « Bibliothèque dessinée », avec notamment une Eurydice déchaînée par Melchior Ascaride en solo, texte et dessins. Il prolonge en bleu le mythe d’Eurydice, en mettant en scène la lutte de cette dernière pour s’évader des Enfers. Et dans la même collection de courts romans graphiques : une autre utopie, La Fête du changement du regretté Michel Jeury, le grand monsieur de la SF française, enluminé et illuminé de rose par le graphiste bordelais Greg Vezon ; ainsi que le Service des dames, cette splendide nouvelle de Jean-Philippe Jaworski, graphiquement réinventée par Sébastien Hayez en fusain et en ocre. Dans l’univers du Vieux Royaume, une belle fable chevaleresque.

Mars 2021

Valeur refuge et source d’espoir que les livres, d’autant que nous entamons en ce mois de mars notre programme de fictions lumineuses et optimistes : avant cette crise inouïe, nous pensions déjà faire évoluer nos publications, en rêvant d’un monde meilleur et en participant à sa construction… Nos livres allaient déjà dans le sens d’un nouveau monde, mais les épreuves traversées nous confortent dans nos choix de changements et plus que jamais nous souhaitons que s’écrive un imaginaire fructueux et progressiste. Cette année est donc pour nous celle des « écotopies » et des fictions solaires, se projetant dans des sociétés alternatives, pacifistes et écologistes !

La Ville peu de temps après, de Pat Murphy (trad. Patrick Marcel) est de celles-ci : San Francisco, après l’apocalypse. Dans la grande cité californienne, des artistes se sont forgés leur propre société, qui tend vers l’utopie — mais de l’autre côté de la Baie, des militaires s’agitent, décidés à mater ces doux rêveurs. Il va falloir lutter avec ses rêves — et peut-être avec l’aide de la ville elle-même. Un grand roman, à ne pas rater.

La Fête du changement est un nouveau volume de notre « Bibliothèque dessinée », collection de courts romans graphiques, et celui-ci également du genre utopiste. Ce texte du regretté Michel Jeury, le grand monsieur de la SF française, a été enluminé et illuminé de rose par le graphiste bordelais Greg Vezon, et c’est un vrai bonheur ! L’utopie ? Il faut d’abord changer l’homme et faire, comme en Variana, de ce changement une fête.

« Bibliothèque dessinée » toujours, avec la sortie un peu en retard du Service des dames, cette splendide nouvelle de Jean-Philippe Jaworski, graphiquement réinventée par Sébastien Hayez en fusain et ocre. Dans l’univers du Vieux Royaume, une belle fable chevaleresque.

Et « Bibliothèque dessinée » encore, avec une Eurydice déchaînée par Melchior Ascaride en solo, texte et dessins.  Il prolonge en bleu le mythe d’Eurydice, en mettant en scène la lutte de cette dernière pour s’évader des Enfers. Profondément informé des mythes grecs et avec un souffle survolté, ce récit est aussi un pamphlet féministe puissant.

Février 2021

Tandis que nous rédigeons ce mot mensuel, nous cherchons à quel saint allumer des cierges afin de prier pour que les librairies restent ouvertes, mais la vie continue, avec des parutions importantes à annoncer !

Tout d’abord, un vieux rêve, comme le Boss ovin l’a expliqué dans un récent « mot de l’éditeur » (sur notre blog) : la publication en deux pavés souples et colorés de l’intégrale du cycle Tyranaël d’Élisabeth Vonarburg (dans le même format que les deux Comédie inhumaine de Michel Pagel parues il y a un an). Il s’agit, selon nous, d’une œuvre majeure de la science-fiction francophone : cinq romans parus uniquement au Québec, auxquels nous ajoutons un recueil de contes de ce monde. Une fresque inégalée sur l’installation d’une colonie sur une exoplanète, et la manière dont une civilisation humaine parviendra à s’instaurer en dépit d’un drame cyclique.

Un autre événement éditorial, c’est chaque mois de février les « pépites de l’imaginaire » que nous conduisons avec nos amis des Indés de l’imaginaire, Actusf et Mnémos : la découverte d’un premier ou deuxième roman, de nouvelles plumes francophones de qualité à vous proposer. Cette fois, nous vous proposons La Descente ou la Chute, une post-fantasy lyrique et humaniste signée Basile Cendre, à la croisée entre Ursula Le Guin et Robert Holdstock. Un roman qui renoue dans des décors de fin de monde avec la magie du merveilleux ; un roman où la poésie surgit des carcasses de rouilles et de chair, avec un fort pouvoir évocateur.

Février, ce sont également deux poches sous le label Hélios : d’abord, Les Dévastés de JJ Amaworo Wilson, le furieux premier roman d’un écrivain nigérian-britannique, inspiré de l’histoire d’un squat vertical de Caracas, au Vénézuela. « Fantasy et fiction sociale, western et roman post apocalyptique : autant de genres que J.J Amaworo Wilson renouvelle dans ce qui se lit comme un hommage aux marginaux. » (Le Monde) Il a été récompensé par de nombreux prix littéraires et distingué par la Hurston/Wright Foundation Legacy.

Et puis un phénomène : Arsène Lupin est une des plus grandes figures de la culture populaire et son seul nom est synonyme de « gentleman-cambrioleur ». La série Lupin avec Omar Sy sur Netflix explose et l’intérêt pour la figure d’Arsène Lupin redécolle en flèche : et si vous découvriez tout de la vie tumultueuse du fameux gentleman-cambrioleur ? Nous remettons en avant Arsène Lupin, une vie d’André-François Ruaud, la référence.