Mai 2024

Science-fiction et fantasy s’équilibrent désormais plutôt bien à notre catalogue, et ce n’est pas ce joli mois de mai qui ira nous contredire.

Fasciné par les légendes anciennes, Alex Nikolavitch s’est lancé dans un travail de refondation de la Matière de Bretagne (les légendes arthuriennes), à travers une série de romans indépendants, situés à différentes époques du mythe ; après le roi Uther Pendragon dans Trois coracles cinglaient vers le couchant et le chevalier Lancelot dans L’ancelot avançait en armes, voici le destin de Perceval et un aperçu de la quête du Graal. dans Le Garçon avait grandi en un gast pays. À l’instar des deux précédents, une plongée intimiste dans le personnage, à mi-chemin entre mythe et histoire. Loin de trahir les œuvres originales, Alex Nikolavitch leur rend un vibrant hommage tout en réinventant les personnages, qu’il présente sous un jour nouveau et complexe, soucieux de plonger dans leur psyché et de s’intéresser à leurs émotions, doutes et ambitions. À noter qu’avec la sortie de ce troisième et dernier volet du cycle, nous rééditions les deux autres sous couvertures harmonisées.

Autre fantasy mais radicalement différente, avec L’Épouse de bois de Terri Windling. Un incontournable du réalisme magique et de la fantasy contemporaine, encensé par Jo Walton comme par l’éco-féministe Robin Murray, le terme de « roman culte » trouve tout son sens avec l’unique roman à ce jour de Terri Windling, constamment réédité aux États-Unis et en Grande Bretagne, qui fait ici l’objet de sa quatrième édition en France. Une plongée originale dans l’imaginaire du désert d’Arizona, avec fées-cactus et fées-lapins, à laquelle nous ajoutons une préface inédite de Delia Sherman.

Science-fiction ensuite, avec Les Étoiles solitaires de Roland C. Wagner : douze ans après la disparition de l’auteur, un court roman complètement inédit retrouvé dans ses archives. Le bonheur d’un beau space opera rebelle et idéaliste, par un écrivain généreux qui nous semble occuper une place majeure au sein du paysage de la science-fiction. Au roman, nous avons ajouté une petite sélection de ses meilleures nouvelles.

Et Roland C. Wagner toujours, le mois était obligé où prtoposer une version alternative, complètement différente de la version définitive, de son roman Les Derniers jours de mai. Également issu de ses archives, qu’explore lentement le fanzine Yellow Submarine, cet inédit ne fera l’objet que d’une belle édition bibliophilique, dans le cadre de notre 20e anniversaire : tirage limité !

Avril 2024

Notre collection « La Bibliothèque Dessinée » ne cesse de se renouveler. Voici venir ce mois-ci, deux nouveaux romans graphiques qui viennent rejoindre notre catalogue. Ces deux œuvres mêlent avec justesse texte et image, les alliant en une seule et unique voix.
Amateurs de fantastique ? Suivez les pas de Mary Shelley contre Frankenstein dans une ambiance angoissante et oppressante. nPour les fans de weird western, lancez-vous dans une chevauchée auprès de Lee Winters, shérif de l’étrange.

Lee Winter, shérif de l’étrangede Lon T. Williams, est illustré par Lasth : pour Lee Winters, shérif d’une bourgade perdue de l’Ouest profond, s’il n’y avait que des malandrins à appréhender tout serait tellement simple… Mais le Far West recèle bien d’autres mystères, autrement plus terrifiants et que le seul maniement du colt ne saurait résoudre. Alors qu’il rentre d’un duel contre un criminel, Lee Winters croise la route d’une mystérieuse femme. Si elle ne semble pas tout à fait appartenir au monde des vivants, ce qu’elle fuit s’avère bien pire. Que peut un six-coups contre les hordes de l’Enfer ?

Mary Shelley contre Frankensteinde Christine Luce, est illustré par Valentina Principe. Lorsqu’elle entama la rédaction de Frankenstein, ou le Prométhée moderne, Mary Shelley n’imaginait pas que, parmi les contes d’horreur racontés par Shelley, Byron, Polidori et elle au bord du lac Léman, celui qui l’inspirait était véridique. Quand elle l’apprend, sans pouvoir révéler au monde la réalité de la menace, Mary se résout à lutter seule pour préserver les siens des perversités du scientifique et de sa créature. Sa détermination de femme libre et ses connaissances lui donneront toutes les audaces face aux cruautés du monstre.

Une autre collection qui ne cesse de s’agrandir, c’est notre « Bibliothèque des Vertiges ». Juste après L’Œil du héron d’Ursula Le Guin et Chroniques sarrasines de Jacques Boireau, deux nouveaux titres de science-fiction viennent de sortir. Avec Au clair de la terre de Christine Renard, c’est à une superbe redécouverte que nous vous convions : celle d’une grande plume féminine de la SF française, avec un manuscrit perdu depuis 1979, enfin retrouvé. Christine Renard offre une très belle vision du récit d’invasion extraterrestre, qui apporte un œil nouveau au sujet, loin de l’approche catastrophiste et belliqueuse habituelle. Ce roman à la fois lumineux et angoissant allie avec brio le malaise du fantastique avec l’éblouissement de la science-fiction.

Et une autre redécouverte lumineuse et nécessaire : celle d’Elizabeth A. Lynn, avec son roman Une autre lumière. Lynn est l’une des premières autrices à avoir intégré des personnages LGBT dans la SF américaine, et ce dès 1978 ! Dans ce space opera antimilitariste et humaniste, l’espace est un lieu de rencontre et non de conflit… Une belle réflexion sur le choix, la fin de vie et les destins inachevés.

Mars 2024

Notre collection de science-fiction, la « Bibliothèque des Vertiges », ne cesse de s’agrandir. Après L’Œil du héron d’Ursula Le Guin, trois nouveaux titres s’ajoutent déjà à ce beau catalogue de nos futurs.

Avec Au clair de la terre de Christine Renard, c’est à une superbe redécouverte que nous vous convions : celle d’une grande plume féminine de la SF française, avec un manuscrit perdu depuis 1979; enfin retrouvé. Christine Renard offre une très belle vision du récit d’invasion extraterrestre, qui apporte un œil nouveau au sujet, loin de l’approche catastrophiste et belliqueuse habituelle. Ce roman à la fois lumineux et angoissant allie avec brio le malaise du fantastique avec l’éblouissement de la science-fiction.

Une autre redécouverte nécessaire, c’est celle de Jacques Boireau, autre secret trop bien gardé de la SF française. Chroniques sarrasines, c’est une uchronie originale et inédite, celle de la confrontation entre une société industrielle et polluée (nord de la France) et une société mixte et écologiste (sud de la France). Cette utopie, non dénuée de tensions (racisme, occupation etc.), qui pose les questions très contemporaines de l’importance écologique et de la mixité sociale, se trouve réunie pour la première fois en intégrale (avec de nombreux inédits).

Enfin, redécouverte toujours avec Elizabeth A. Lynn et Une autre lumière. Lynn est l’une des premières autrices à avoir intégré des personnages LGBT, et ce dès 1978, dans la SF américaine. Dans ce space opera antimilitariste et humaniste, l’espace est un lieu de rencontre et non de conflit… Une belle réflexion sur le choix, la fin de vie et les destins inachevés.

Côté fantasy, saluons le retour en fanfare du Roi d’août de Michel Pagel, qui vient d’en discuter sur France Culture (émission « Mauvais genres »). Il est plus que temps de découvrir cette grande fantasy historique, un texte majeur qui marqua le genre en France. Un pavé captivant, sur la destinée exceptionnelle du roi Philippe Auguste.

Février 2024

La fin magistrale d’une trilogie, le retour en fanfare d’un roman majeur, et deux redécouvertes nécessaires : en ce début d’an 2024, notre vingtième année, nous poursuivons notre travail de passion et de création de l’imaginaire.

La fin magistrale, c’est bien entendu celle la trilogie du Chevalier aux épines de Jean-Philippe Jaworski : Le Débat des dames. Un roman audacieux, puissant, qui ne vous séduit que pour mieux vous retourner la tête. C’est l’art de Jaworski au plus haut et, avec déjà 20 000 exemplaires vendus des deux premiers tomes, le couronnement d’une  réussite à couper le souffle.

Le retour en fanfare, c’est celui du Roi d’août de Michel Pagel, plus grosse vente de l’auteur et pourtant indisponible depuis près de 20 ans. Il est plus que temps de retrouver cette grande fantasy historique qui marqua le genre en France. Un pavé captivant, sur la destinée exceptionnelle du roi Philippe Auguste. À noter que Michel Pagel en parlera sur France Culture le 25 février, dans l’émission « Mauvais genres ».

Une redécouverte nécessaire, c’est bien entendu celle d’un chef-d’œuvre méconnu de la grande Ursula Le Guin, L’Œil du héron, qui ressort en moyen format dans notre collection de SF, la « Bibliothèque des Vertiges ». Une pépite recelant toutes les qualités qui font de Le Guin une figure clef de la SF contemporaine.

Enfin, une autre redécouverte nécessaire, c’est celle de Jacques Boireau, secret trop bien gardé de la SF française. Chroniques sarrasines, c’est une uchronie originale et inédite, celle de la confrontation entre une société industrielle et polluée (nord de la France) et une société mixte et écologiste (sud de la France). Cette utopie, non dénuée de tensions (racisme, occupation etc.), qui pose les questions très contemporaines de l’importance écologique et de la mixité sociale, se trouve réunie pour la première fois en intégrale (avec de nombreux chapitres inédits).