Le plein de salons

Un petit « point » spécial afin de vous parler un peu de tous les salons sur lesquels nous sommes présents… Car après Tours, Auxerre, Bruxelles, Paris, Bordeaux, Montrouge et Mons… nous allons être présents avec nos auteurs à :

Japan Geek Touch, à Lyon les 22 et 23 avril, avec Julien Bétan, Mathieu Rivero et Nicolas Le Breton en signature.

Les Intergalactiques de Lyon, les 29 et 30 avril, avec Stefan Platteau, Alex Nikolavitch et Raphaël Colson chez le libraire et Eva Simonin, Nicolas Le Breton et Julien Bétan sur notre stand.

Nice Fiction du 28 au 30 avril, Nathalie Dau, Timothée Rey et Estelle Faye chez le libraire du salon.

Futuriales d’Aulnay-ss/bois, 29 avril, Chloé Chevalier chez le libraire du salon.

Le Salon Fantastique, à Paris du 6 au 8 mai, avec Eva Simonin, Jean-Claude Marguerite, Melchior Ascaride, Julien Bétan, Alex Nikolavitch et Nathalie Dau.

Et bien entendu, les Imaginales, à Épinal, du 18 au 21 mai, avec
Christine Luce, Estelle Faye, Stefan Platteau, Jean-Philippe Jaworski, Xavier Mauméjean, Johan Heliot, Melchior Ascaride et Mathieu Rivero chez les libraires et sur notre stand Alex Nikolavitch et Julien Bétan.

« Sachem Blight, une petite musique », par André-François Ruaud

Nous vous livrons régulièrement des « mots de l’éditeur » sur nos nouveautés, juste un petit texte à chaque fois afin de vous expliquer, de manière très personnelle, comme en confidence, l’origine d’un livre… Cette fois-ci, André-François Ruaud vous parle d’une bien étrange aventure, celle de Sachem Blight et Oxiline : « Et si le Diable le permet »

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Les deux premiers romans de Cédric Ferrand ont été très bien reçus, alors quand l’auteur propose un troisième récit, chacun conviendra qu’il n’existe aucune raison de s’arrêter en si bon chemin. Mais Cédric a un signe particulier : ses projets se suivent sans se ressembler. Lorsqu’il nous a présenté sa série, emportée par un aventurier dans les années 1930, avec des secrets et des monstres lovecraftiens… Eh bien, la surprise fut amusante et notre accord immédiat, bien entendu.

Ce n’est qu’ensuite que l’on s’est dit : « Bon, et comment on va le vendre ? ». Que voulez-vous, c’est ça, le métier d’éditeur : un mélange de direction littéraire et de soucis commerciaux. Très vite, nous avons donc eu envie de mettre ce roman à part, de ne pas l’inscrire dans la « Bibliothèque voltaïque », mais de lui tailler un look pour lui, afin de jouer à fond la carte de la série, et lorsque nous avons reçu le premier jet, il n’y eut plus de doutes : ce roman avait quelque chose d’un « pulp » à la Tarzan, ou d’un fascicule italien à la Martin Mystère, sans parler d’une sorte d’aspect iconique à la Indiana Jones…

Et j’aime ça, la littérature d’aventures, de mystère et d’action : des récits de pure distraction, qui se lisent vite et en jubilant. Nous leur avons rendu quantité d’hommages dans notre « Bibliothèque rouge », mais pourquoi ne pas le faire directement en fiction, dans un format court ? Le hasard faisant bien les choses, nous avons reçu un manuscrit de Julien Heylbroeck, un roman qui s’essayait au mélange inédit entre le polar, le fantastique et l’imaginaire « pulp ». Hé ! On tenait quelque chose, là, non ? Le roman fut promptement accepté, et une collection commença à s’esquisser… D’autant que ledit Heylbroeck avait lui aussi très envie de se lancer dans une série fantastique et d’action mettant en scène des détectives de l’étrange…

Alors voilà : nommons notre collection les « Saisons de l’étrange », et amusons-nous ! Et puis, littérature d’aventures, littérature de distraction… mais pas que : car Ferrand écrit « sa petite musique », et sous l’hommage souriant à la légèreté des « pulps » il développe, l’air de rien, pas mal d’autres choses : raconter une époque et des gens ; jouer sur les rivalités de langues, ce qui est récurrent chez lui ; et enfin, développer un exotisme totalement inattendu, puisque son histoire se déroule à Montréal ! (le prochain se passera à Paris en 1931, apparemment).

Je l’ai lu, ce roman, et relu, et décidément j’aime bien « sa petite musique » — oserai-je même faire allusion à quelque chose de très personnel ? Il y a pas mal d’années, j’avais tenté en tant qu’auteur d’écrire un cycle de nouvelles, mêlant l’atmosphère du « roman gris » à la Simenon avec un aspect assez « pulp », le tout dans une uchronie. Et dans la démarche de Cédric, je retrouve quelque chose d’assez semblable, qui ne pouvait donc que me séduire.

Mais c’est pas tout de nous proposer cette jolie intro : on veut lire le deuxième, maintenant, monsieur Ferrand !

André-François Ruaud

Le livre en question : http://www.moutons-electriques.fr/diable-permet

Avril 2017

Eh bien, après le mois de Lovecraft, on dirait bien que voici venir en quelque sorte le mois de Mathieu Rivero — ce qui est nettement moins horrifique, reconnaissons-le.

Nous publions en effet deux courts romans de ce jeune auteur, à qui nous devions déjà Or et nuit et Chimères captives. Et c’est d’ailleurs la suite de ce dernier qui sort ce mois sous le label Naos, à savoir Songe suspendu, deuxième volume de la trilogie de fantasy urbaine des Arpenteurs de rêve. Un deuxième tome qui approfondit l’univers très original des Arpenteurs du rêve ; les personnages gagnent en maturité, comme leurs problématiques, la magie prend corps et les frontières se brouillent. Toujours rythmé par de multiples points de vue et des chapitres courts, on y retrouve également ce qui faisait la poésie du premier opus : une plume épurée, un style particulièrement apte à créer des scènes très visuelles.

L’autre nouveauté de Mathieu Rivero est une belle surprise, un objet-livre particulièrement original et marquant. Tout au milieu du monde a été conçu en collaboration par Julien Bétan et Mathieu Rivero avec notre graphiste, Melchior Ascaride. Le trio d’auteurs a conçu ce livre pour raconter une histoire atypique, au parti-pris graphique fort : entièrement en bichromie noir / rouge, c’est véritablement un roman graphique. Non content d’illustrer le propos, l’image souhaite aussi donner vie à cet univers, à la manière d’un narrateur « parallèle », ou comme la musique d’une chanson participe à poésie des mots. Intégrées au texte, les images  renforcent la narration. Avec sa préhistoire sous acides, Tout au milieu du monde rend, entre autres, hommage aux travaux d’H.P. Lovecraft, mettant en scène des individus face à une cosmogonie démesurée et mystérieuse. (Les commandes seront accompagnées d’un marque-page exclusif)

Pour revenir à l’univers de Lovecraft, n’oublions pas la sortie du Cthulhu ! de Patrick Marcel, récemment invité de France Culture pour l’émission « Mauvais genres ». L’auteur s’amuse à tisser ensemble tous les fils des mythes lovecraftiens, des théories du complot et de la littérature fantastique. Faussement sérieux, il brasse  tout cet imaginaire comme s’il s’agissait d’événements réels et retrace à l’aide de quantité d’éléments une sorte de réalité différente — lovecraftienne !

Et on dirait que nous y prenons goût : après Christine Luce et Julien Heylbroeck, c’est au tour de Nathalie Dau de voir son prochain livre faire l’objet d’une souscription pour un « tirage de tête » ultra limité (30 exemplaires seulement) sous couverture alternative de Melchior Ascaride. Les commandes sont déjà lancées, pour ce recueil de 9 nouvelles et 1 novella situées dans l’univers du Livre de l’Énigme. L’édition « normale » sortira en fin d’année, en poche Hélios.

Enfin, en termes de livres numériques nous continuons l’avalanche, avec les rééditions de deux Roland C. Wagner, de la Kallocaïne de Karin Boye, de deux Dominique Douay, de deux Ayerdhal et du Sentiment du fer de Jean-Philippe Jaworski… Lecture sur liseuse ou sur tablette, il s’agit d’un autre confort et d’une autre pratique de la lecture, auxquels nous sommes également attachés.

Salon Escale du Livre Bordeaux

La saison des salons se poursuit ! Venez nous voir du
sur le stand des Indés de l’imaginaire dans le cadre de la 15e Escale du Livre de Bordeaux, place Renaudel, quartier Ste Croix. Signatures de G. D. Arthur, Patrick Marcel et Laurent Queyssi.