Juillet 2019

L’été est arrivé sans douceur et que faire face à la chaleur ? Eh bien, acheter un livre : vous aurez toujours aussi chaud, mais vous aurez un livre en plus. Plus sérieusement, que lire cet été ? Permettez que nous fassions quelques suggestions, piochées dans nos parutions récentes…

Alex Nikolavitch écrivait tout d’abord des essais, pour nous, mais le sachant aussi scénariste de BD, un jour nous lui avons dit : « Et si tu te mettais au roman ? ». Et c’est ce qu’il a fait : pour son troisième roman, Trois coracles cinglaient vers le couchant, Nikolavitch nous a livré une œuvre de maturité, belle et ambitieuse, entre fable de fantasy (la quête) et récit historique (la vie du roi). Entre la nostalgie puissante engendrée par l’effacement de l’Empire romain et l’espoir d’une liberté pour l’archipel britannique, un grand destin se tisse, à la fois intime et historique. Et l’éditeur de se dire alors qu’il a bien fait de pousser l’auteur vers cette voie, tant la réussite semble flagrante.

Nous aimons être fidèles à nos auteurs, et vous connaissez notre attachement à l’une des plus grandes plumes de l’imaginaire francophone, Roland C. Wagner, disparu il y a déjà 7 ans. C’est donc avec fierté que nous avons publié un recueil inédit, Ce qui n’est pas nommé, regroupant 4 fictions de cet auteur, dont une jamais vue ! Du grand et du très bel imaginaire, à la fois riche et profond, philosophique et poétique, parfois drôle, parfois secouant… Si vous ne connaissez pas l’œuvre de R. C. Wagner, ce sera une excellente porte d’entrée.

Le titre est proche mais l’objet bien différent : Ce qui vient la nuit est le nouveau roman graphique du trio formé par Melchior Ascaride (aux illustrations), Julien Bétan & Mathieu Rivero (aux textes). Déjà auteurs du très remarqué Tout au milieu du monde (prix Imaginales 2018), ils plongent cette fois dans les mythes de la Bretagne pour une fantasy âpre où les dessins participent à la narration, le tout dans une bichromie noir / jaune. Un livre fort et original.

Enfin, en début d’année, nous avons publié ce qui est toujours un événement : un nouveau volet de la saga de Jean-Philippe Jaworski, « Rois du monde ». L’auteur peaufine actuellement l’ultime volume, tandis qu’une société de production vient de prendre une option pour une éventuelle série télé — espérons que cela se fera ! Et pour fêter ça, nous avons eu l’idée de réunir des Miscellanées : un petit recueil à tirage limité que sauront certainement apprécier les connaisseurs. Quatre nouvelles non réunies jusqu’à présent, une pièce de théâtre inédite, trois articles, et deux entretiens inédits, excusez du peu !

Souscription 2e semestre 2019

Une belle souscription pour de beaux livres !

Ces mois prochains vont être extrêmement importants, pour les Moutons électriques : ce sont des mois de transition, car nous allons changer de diffuseur, pour entrer au 1er octobre chez Media Diffusion / MDS. Un changement d’échelle et la possibilité d’un redéveloppement que nous appelions de nos vœux.

C’est à cela que nous faisions allusion, lorsque sur le Ulule de décembre dernier nous évoquions une « fusée à plusieurs étages »… Car ce type de transition n’est pas facile à effectuer, c’est compliqué et très coûteux. Nous ne voulons plus faire de Ulule de ce type (qui déplaisent aux libraires et nous le comprenons bien), nous réfléchissons donc actuellement à d’autres modes d’engagement de nos lecteurs les plus fidèles. En attendant, revoici donc la souscription semestrielle, avec un objectif maximum d’une centaine de personnes.

– Fin août : Astar Mara – les chemins d’eau de Brice Tarvel (roman)

– Septembre : Le Dico féerique – intégrale, réédition révisée et augmentée, en un seul grand volume imprimé en sépia

– Octobre : Conan – De barbare à souverain de Simon Sanahujas, un panorama complet de l’univers du célèbre barbare, tout couleur

– Octobre : London Noir d’André-François Ruaud, un guide de Londres de Sherlock Holmes à James Bond, de 1860 à 1960 !

– Octobre : Deux futurs proches d’Ayerdhal, un joli volume en Hélios Essentiel pour ces deux romans méconnus du grand auteur.

– Novembre : Paranormal – Enquête aux frontières de l’inexpliqué de Philippe Tomblaine, un panorama complet de l’imaginaire du surnaturel, tout couleur

Six ouvrages pour un prix de souscription de seulement 89,99 € (avec 0,01€ de participation aux frais de port) ; et si nous dépassons les 100 souscriptions, nous ajouterons un ouvrage supplémentaire, exclusif : La Sorcière du lac d’Oscar David, un superbe roman fantastique de 1930, injustement oublié (que nous avons trrrès envie de rééditer, avec une préface sur cet auteur mort trop jeune) !

Juin 2019

Et voilà, juin est déjà là ! Le temps file vite lorsque l’on a plein de livres à lire… Un mois de juin sous le signe du poche, cette fois : trois Hélios!

Juste primé par un prix Imaginales pour ses Femmes d’argile et d’osier, Robert Darvel ne quitte pas l’actualité, avec la réédition en Hélios de son épopée savanturière L’Homme qui traversa la Terre, dont les Inrocks dirent que « ce roman d’amour et de vengeance dépeint des personnages hauts en couleur, prenant vie grâce à un vocable riche et réjouissant en parfaite adéquation avec cette évocation de genre. » Une œuvre frappante et originale, dans la sidération (le « sense of wonder » anglo-saxon).

Le Club de Michel Pagel fut fort remarqué lors de sa première sortie, gageons qu’il ne passera pas non plus inaperçu en Hélios : c’est que cette relecture en thriller horrifique de certaines figures de notre imaginaire d’enfance en a secoué plus d’un !

Jamais réédité en volume simple depuis sa sortie d’origine en 1989, Le Paysage déchiré est une étape importante dans l’imaginaire de Roland C. Wagner, un road trip halluciné en plein psycataclysme… Un jalon à redécouvrir d’urgence, par un auteur majeur.

Nous développons aussi une collection, le Rayon vert, qui par la grâce du « print on demand » nous fait une « ligne » qui ne risque pas de faire de l’ombre aux libraires ni aux diffuseurs, tout en nous apportant un petit ruisseau de vente par correspondance, très faible mais que l’on peut espérer être régulier, sur pas mal d’années. Pas un modèle économique viable en soi, étant donnée la masse considérable de boulot que cela exige, mais une satisfaction malgré tout pour notre âme d’amateurs de littérature populaire et de boulimiques de bouquins. Ainsi donc, après les trois volumes de Renée Dunan, voici l’énorme pavé de polars de Léon Groc, Six mystères, puis très bientôt une réédition brochée de Un mois sous les mers de Tancrède Vallerey (1933) et le premier volume de l’intégrale des Teddy Verano, le détective des fantômes de Maurice Limat (1936-1942). Ce que nous souhaitons ainsi explorer, c’est du roman populaire vraiment oublié et jamais réédité du tout, de la rareté véritable : des exclusivités et de l’introuvable, en micro-tirage.

Le Rayon vert

Ces mois-ci, nous sommes à fond dans la littérature populaire : les Moutons électriques développent une collection un peu à part, le « Rayon vert », qui par la grâce du « print on demand », trouve enfin à rebondir de manière un peu pérenne. Ainsi, cela nous fait une « ligne » qui ne risque pas de faire de l’ombre aux libraires ni aux diffuseurs, tout en nous apportant un petit ruisseau de vente par correspondance, très faible mais que l’on peut espérer être régulier, sur pas mal d’années. Pas un modèle économique viable en soi, étant donnée la masse considérable de boulot que cela exige, mais une satisfaction malgré tout pour notre âme d’amateurs de littérature populaire et de boulimiques de bouquins. Ainsi avons-nous reçu il y a quelques jours l’énorme pavé de polars de Léon Groc, Six mystères, et avons-nous placés chez l’imprimeur deux titres hier soir, une réédition brochée de Un mois sous les mers de Tancrède Vallerey (1933) et le premier volume de l’intégrale des Teddy Verano, le détective des fantômes de Maurice Limat (1936-1942). Tandis que l’on avance sur le deuxième volume — c’est une tâche lente car OCRiser puis corriger des textes provenant de vieux fascicules un peu effacés ou baveux, piquetés et souvent, hélas, mal scannés (ombre centrale du pli), n’est vraiment pas chose aisée. Ça ira mieux lorsque nous arriverons aux volumes non plus de fascicules mais de romans, qui eux sont déjà presque prêts.