Décembre 2019

Eh bien oui, les fêtes approchent à grands pas ! Et nous les célébrerons avec plus de sérénité car nous venons enfin d’obtenir la restitution de nos stocks par notre ancien diffuseur : libraires, vous pouvez commander, MDS a tous nos livres !

Pour fêter avec vous la fin d’une année tumultueuse, nous avons demandé à MDS de remettre en vente un de nos plus beaux romans, pensons-nous, quelque peu maltraité par notre précédent diffuseur : L’Épouse de bois de Terri Windling, d’après nous — osons le dire ! — l’un des chefs-d’œuvre de la fantasy contemporaine. Et nous ne sommes pas les seuls à le penser, puisque ce roman obtint le prix Mythopoeic, sorte de Nobel de la fantasy ! Nous le présentons dans un bel écrin, une édition collector au tirage limité à 1000 exemplaires, en reliure cartonnée demi-toilée, toujours sous la splendide couverture de Brian Froud qui l’a inspiré. Un incontournable.

Tout nouveau, superbe, est le beau livre Paranormal ! Une enquête aux frontières de l’inexpliqué de Philippe Tomblaine pour explorer le paranormal, depuis la mode du spiritisme jusqu’aux films fantastiques, en passant par les prestidigitateurs, le monstre du Loch Ness ou X-Files. De l’histoire du surnaturel à la culture geek, encore un beau panorama tout couleur en grand format carré. Les frontières de l’inconnu comme excitant fictionnel et esthétique !

Beau livre encore, c’est de saison : Conan ! De barbare à souverain de Simon Sanahujas. Un panorama complet de l’univers de Conan, largement illustré, érudit, mais orienté vers le grand public. En bonus, un carnet de voyage photographique au Texas, sur les traces de l’auteur et de son héros. Un livre sans pareil sur l’une des figures majeures de nos imaginaires et sur son créateur, Robert E. Howard.

Et puis un autre incontournable, qui en cette fin d’année a pris place auprès des rééditions de Hayao Miyazaki, nuances d’une œuvre (sous la direction de Victor Lopez, version très légèrement retouchée), et du non moins beau volume qu’est Japon ! Panorama de l’imaginaire japonais de Julie Proust Tanguy (version souple) : Le Dico féerique intégrale, retour à notre catalogue d’un de nos « long sellers », dans une version grand format, très illustrée, avec de nouveaux textes et une impression sépia à l’effet superbe.

Deux disparitions

Pour marquer le coup et parce que nous sommes tristes, notons que deux dessinateurs que nous admirions énormément viennent de disparaître ces derniers jours : Gahan Wilson, dont nous avions publié un portfolio dans le tome 2 du livre-revue Fiction ; et Howard Cruse, qui nous avait autorisé à reprendre un de ses cartoons dans un volume sur Alan Moore. Salut les artistes et merci à vous.

Les Rencontres de Sèvres

C’est samedi ! Le point d’orgue de l’année d’imaginaire, un véritable « arbre de Noël » des littératures de l’imaginaire, avec conférences, expositions et… énormément d’auteurs en dédicace ! Ainsi par exemple Christian Léourier, Olav Koulikov, Nicolas Texier, Alex Nikolavitch, Brice Tarvel, Francis Saint-Martin, Christine Luce, Melchior Ascaride, Nelly Chadour, Jean-Philippe Depotte, Cat Merry Lishi, Xavier Mauméjean, Estelle Faye, Nicolas Le Breton, Robert Darvel, André-François Ruaud… Allez venez, c’est juste à côté de Paris.

L’imaginaire…

L’imaginaire nous offre l’alternative dans un monde que l’on dépouille de l’émerveillement, un monde parfois sans espoir, une porte vers un ailleurs meilleur, une utopie.

La guerre n’est pas la paix et ne permet pas un futur plus radieux. Les armes ne seront jamais les outils de la construction, jamais une force de création ni un symbole d’union et de solidarité. Si nos littératures évoquent des conflits, elles cherchent à les dénoncer, et non à les justifier. Voire à penser comment les éviter. Les littératures que nous défendons désirent rassembler au lieu de diviser. Nous refusons d’inspirer les fabricants de morts.

Il nous paraît révoltant de promouvoir un futur militaire, à une époque où les fascismes ouvrent leur gueule pour dévorer notre monde, où les forces armées répriment les soulèvements populaires avec des armes de guerre, où des peuples entiers fuient les conséquences des ravages guerriers.

Il nous paraît également important de déclarer nos indignations haut et fort. Le deuil n’est pas la couleur de l’espoir, il n’est pas une valeur de citoyen mais sa fin. Nous rêvons de paix et de vie, car aujourd’hui, le cauchemar des dystopies encourage la résignation et nous pensons que l’on peut se battre avec nos rêves. Les Moutons électriques continueront de défendre une utopie, celle d’une littérature qui prône la paix.

L’équipe des Moutons électriques
(André, Bénédicte, Christine, Melchior & Mérédith)

Les éditions La Volte ont également eu leur mot à dire : https://lavolte.net/militarisation-utopiales-2/