Août 2016

Le temps file vite et, en plein été, nous songeons déjà à la rentrée… Une rentrée qui comme chaque année est en particulier l’occasion d’un coup de projecteur sur la fantasy francophone : les trois éditeurs du collectif Indés de l’imaginaire veulent ainsi montrer la richesse et la qualité de ce genre lorsqu’il est utilisé par des auteurs de langue française. C’est la quatrième rentrée de ce type. Un rendez-vous important pour tous les lecteurs à leur retour de vacances !

Chloé Chevalier nous revient donc, avec le deuxième volet des Récits du Demi-Loup : Les Terres de l’Est. Si l’on doit caractériser ce tome 2 par rapport à son prédécesseur, c’est en termes simples : il s’agit d’une promesse tenue. Toutes les intrigues, tous les secrets commencent à se révéler, les personnages dévoilent leur vrai visage, certains en révélant leurs passés, d’autre en conséquence de leurs présents. La fresque du Demi-Loups se déploie sous nos yeux ravis.

Les Indés de l’imaginaire, ce sont de nombreuses initiatives en commun, et notamment le nouveau label jeunesse Naos, que nous rejoignons ce mois-ci avec une très belle fantasy urbaine : Chimère captive. Céleste, une jeune fille venue des Antilles, découvrent en venant poursuivre ses études à Lyon qu’elle n’est pas toute seule à avoir quelques pouvoirs étranges, à savoir pénétrer dans l’univers des songes. Le roman est remarquable par son côté exceptionnellement ensoleillé, lumineux : en dépit des mystères et des dangers, l’atmosphère est globalement chaleureuse, la ville mise en scène de façon positive. Destinée au public « young adult », la série « Les Arpenteurs de rêves » sera une trilogie de courts romans.

Le précédent roman inédit de Dominique Douay, La Fenêtre de Diane, a rencontré un joli succès, grâce notamment à son passage dans une émission littéraire télévisuelle de renom. Notre auteur fétiche de fiction spéculative revient dans le même univers avec Brume de cendres, un court roman, vertigineux comme toujours. La voix de Douay est plus forte que jamais, sa seconde carrière actuelle l’imposant littérairement comme auteur majeur de la science-fiction en France.

Fidèles à notre engagement pour le livre numérique, nous sortons bien entendu ces trois nouveautés aussi en format ePub, mais également une exclusivité : la réunion en un seul fichier de Chamane détective, le cycle de polar préhistorique de Timothée Rey. Deux romans plus deux nouvelles inédites en papier, pour savourer en intégrale les réjouissantes enquêtes de N’a-Qu’un-Œil, le chamane-détective.

Juillet 2016

Cette fois, l’été est bien là, avec ses promesses de longues plages de lecture… Et ça tombe bien, tenez : de la lecture, on en a plein pour vous !

Par exemple, savez-vous que nous venons de faire paraître le premier roman d’Alex Nikolavitch, le scénariste et traducteur de BD ? Eschatôn relève à la fois du space opera et de l’imaginaire lovecraftien. Aventures et métaphysique s’y mêlent, avec en toile de fond une très belle réflexion sur le fanatisme religieux et la manière dont il modèle gens et sociétés. Cathédrales volantes, moines-soldats et monstres d’outre-espace : c’est le souffle de la grande aventure !

Aussi paru en juin, Les Cœurs enchaînés de Nicolas Le Breton est quant à lui du pur steampunk. Cette suite et fin du diptyque « Pax Germanica », commencé avec Les Âmes envolées (paru en 2014), suit l’épopée d’un dirigeable dont l’équipage mêle figures historiques et personnages de fiction. Entre roman de piraterie et uchronie, ce cycle se situe dans un monde où l’automobile n’a jamais été inventée et où les Zeppelins de l’Alliance Objective font régner la terreur : frénétique et époustouflant !

Pas lourds dans les bagages ni encombrants sur la plage : nous venons de rééditer en format de poche (sous le label Hélios) plusieurs chefs-d’œuvre méconnus de la SFF anglo-saxonne. Notamment un roman qui obtint le prix Nebula en 1968, excusez du peu : Rite de passage d’Alexin Panshin. Le capitaine Ruaud vient d’en dire « un petit mot de l’éditeur » sur notre blog.

Cette parenthèse estivale est aussi pour nous l’occasion de trier nos fins de stocks. Nous avons considérablement baissé les prix de vente des anciens « Bibliothèque rouge » ; et avons décidé de vous proposer également un « panier » exclusif de six livres à prix cassé + quelques cadeaux, pour le plaisir de la découverte…

Juin 2016

En cette fin de printemps, un prix vient d’être remis qui nous fait particulièrement chaud au cœur : notre graphiste principal, Melchior Ascaride, a obtenu le prix Imaginales 2016 « pour l’identité graphique des Moutons électriques » (bravo !). Après toutes ces années à défendre des couvertures qui sortent de la tradition d’illustration pour aller vers le graphisme, ce prix vient comme une validation de cette approche esthétique qui nous est chère. Et tenez, nos quatre dernières nouveautés portent toutes des couvertures du sieur Ascaride.

Bordée de tentacules, celle du Eschatôn d’Alex Nikolavitch met bien en valeur le fait que le premier roman de ce scénariste et traducteur de BD relève à la fois du space opera et du « lovecraftien ». Aventures et métaphysique s’y mêlent comme il se doit, avec une très belle réflexion sur le fanatisme religieux et la manière dont il modèle gens et sociétés. Cathédrales volantes, moines soldats, fantastique et monstres d’outre-espace : le souffle de la grande aventure !

D’une dominante sépia et hantée de dirigeables, la couverture des Cœurs enchaînés de Nicolas Le Breton dit bien l’appartenance de ce roman au sous-genre du steampunk. Cette suite et fin du diptyque « Pax Germanica », commencé avec Les Âmes Envolées/ (paru en 2014), suit l’épopée d’un dirigeable où l’équipage mêle figures historiques et personnages de fiction. Entre roman de piraterie et uchronie, ce cycle se situe dans un monde où l’automobile n’a jamais été inventée et où les Zeppelins de l’Alliance Objective règnent et terrorisent : frénétique et époustouflant !

Du bleu translucide de la glace, la couverture de L’Épée de l’hiver de Marta Randall est celle d’un roman culte, un  « classique mineur » de la fantasy américaine. Empli de faux semblants et tout en demi teintes, il s’agit d’un très beau huis clos dans une forteresse encerclée par l’hiver. Un roman un peu oublié que nous avions à cœur de faire redécouvrir dans un contexte où la « fantasy dynastique » à la Game of Thrones connaît un immense succès, et ce dans une traduction révisée.

Et puis un ours sur grand fond de neige couvre Shakti, la suite de la série des « Sentiers des Astres » de Stefan Platteau, ô combien attendue et qui fait déjà un démarrage magistral. L’on s’y s’attache à la fois au destin des membres de la gabarre, qui poursuivent leur progression, et au récit d’une vie : dans le premier tome, il s’agissait de l’existence du demi-dieu Manesh ; cette fois, l’auteur commence à nous raconter la vie de la courtisane Shakti. Rarement une plume de fantasy aura été aussi lyrique, profonde et forte.

Mai 2016

Quatre nouveautés : deux fantasy grand format et deux poches, c’est le programme qui nous plaît en ce mois de mai.

Mon premier est très attendu : après le succès de Manesh, la suite de la série des « Sentiers des Astres » de Stefan Platteau, Shakti ! Suite directe de Manesh, Shakti s’attache à la fois au destin des membres de la gabarre, qui poursuivent leur progression, et au récit d’une vie : dans le premier tome, il s’agissait de l’existence du demi-dieu Manesh ; cette fois, l’auteur commence à nous raconter la vie de la courtisane Shakti. Rarement une plume de fantasy aura été aussi lyrique, profonde et forte. (Titre dispo en numérique)

Mon deuxième est une surprise : un roman américain traduit, voilà qui n’arrive pas souvent chez les Moutons électriques, portés sur la création francophone. Mais cette exception vient d’un coup de cœur : L’Épée de l’hiver de Marta Randall (trad. Nathalie Serval) est un roman culte, un  « classique mineur » de la fantasy américaine. Dans un contexte où la « fantasy dynastique » à la Game of Thrones connaît un immense succès, ce formidable huis clos dans une forteresse encerclée par l’hiver devrait se faire remarquer par sa beauté. (Titre dispo en numérique)

Mon troisième est un autre roman culte : Les Magiciens de James E. Gunn (en Hélios). Un génial roman précurseur de la « fantasy urbaine », où les forces de la magie s’introduisent au sein d’une forme de la littérature noire typiquement californienne, qui de Ross Macdonald à Sue Grafton en passant par la série télé Mannix a imposé son mélange de gouaille, d’enquêtes avec détective privé et d’atmosphère urbaine. (Nouvelle traduction)

Mon quatrième est un autre chef-d’œuvre de James E. Gunn : Le Pont sur les étoiles, cosigné avec le vétéran Jack Williamson. Ce roman datant de 1957 est tout simplement le parfait archétype du space opera. Formidablement évocateur, stylistiquement assuré, captivant bien sûr, Le Pont sur les étoiles s’impose comme un concentré du meilleur du genre. Une fable du futur, âpre et lumineuse. (Traduction révisée)