Mai 2015

Triple coup de tonnerre ce mois-ci dans le ciel ovin ! Triple ? Eh oui : voici venir trois volumes d’un de nos auteurs phare, Jean-Philippe Jaworski.

Le premier est un recueil original qui sort directement dans la collection de poche « Hélios », réunissant cinq nouvelles situées dans le Vieux Royaume, l’univers de Janua Vera et de Gagner la guerre : Le Sentiment du fer nous permet de renouer, le temps de quatre textes en version longue et d’une courte nouvelle inédite, avec l’histoire tumultueuse et l’humour noir réjouissant du meilleur de la fantasy.

Le deuxième est le nouveau volume de la série celtique de Jaworski, « Rois du monde », le très attendu Chasse royale ! Véritable phénomène de la fantasy actuelle, cette série s’est hissée très vite au statut de best-seller du genre. Et comme l’auteur avait finalement beaucoup plus à dévoiler qu’il ne l’avait prévu à l’origine, ce deuxième tome (aussi long que le premier) sera suivi dans un an de sa suite directe : Chasse royale sera en deux parties, dont ce volume est la première. Ou pour être plus clair, cette « trilogie » sera finalement au moins en quatre volumes… car on n’arrête plus le torrentiel Jaworski ! (Version numérique disponible)

Le troisième c’est bien entendu la réédition, toujours dans le grand format cartonné, de Même pas mort, premier volume de la série, qui en est déjà à son troisième tirage. (Version  numérique disponible)

Et pour rester dans une thématique résolument jaworskienne ce mois-ci, rappelons la présence d’un très bel entretien entre l’intéressé et sa consœur Justine Niogret, au sommaire du tome 18 du livre-revue Fiction. Ce dernier vient de nous livrer, avec un peu de retard, son vingtième et ultime opus, un volume de toute beauté qui représente une sacrée somme de lecture. De quoi clôturer la tête haute l’aventure d’un support historique des littératures de l’imaginaire.

Avril 2015

Découvrir de nouveaux auteurs, travailler à la création d’une littérature de l’imaginaire toujours plus neuve, c’est notre credo. Et ce mois-ci, deux nouvelles plumes arrivent chez nous, assorties d’un bel essai et du Fiction ultime.

Or et nuit marque ainsi l’entrée en fantasy de Mathieu Rivero, jeune auteur lyonnais, par la porte de l’inspiration orientale des Mille et une nuits, dont son roman constitue une suite. Narrés par une Shéhérazade en fuite, les récits s’y enchevêtrent, les destins aussi. Des voleurs et des princes, des royaumes et des sortilèges, des complots et des combats : la magie et le suspense sont au rendez-vous. Plus d’un enchantement et plus d’un djinn se cachent entre ces pages !

Notre autre plume nouvelle du mois vient de Belgique : Benoît Renneson avait déjà publié un premier roman chez Labor il y a quelques années, le voici qui arrive avec une courte et percutante fantasy dans la collection de poche « Hélios », L’Ambassade des anges. Sur fond de cité diplomatique et de mystères cartographiques, une superbe fable dans des tonalités proches du cycle des « Cité Obscures » de Schuiten & Peeters.

En fin de mois, nous allons explorer tous les tenants et aboutissants d’un bien curieux mythe : celui des Trolls !, que l’Américain John Lindow déploie depuis ses origines nordiques jusqu’aux comportements provocateurs de l’Internet d’aujourd’hui. Le tout, comme toujours dans la « Bibliothèque des miroirs », avec une belle iconographie, notamment du grand John Bauer. Un ajout nécessaire dans notre collection, où ces créatures étranges viendront côtoyer Vampires ! et autres Zombies !.

Et puis, toujours en fin de mois, voici enfin venir le tome 20 du livre-revue Fiction. Plus gros que d’habitude et plus beau que jamais, nous devons hélas annoncer que ce sera le dernier. En dépit d’un financement participatif réussi de ce volume, poursuivre s’est avéré impossible pour de (trop) nombreuses raisons. Une décision d’arrêt qui fut difficile à prendre, vous l’imaginez bien : un véritable crève-cœur. 1953-2015 : un mythe a vécu, que nous ne sommes pas peu fiers d’avoir porté ces dernières années.

Mars 2015

Un chef-d’œuvre de la science-fiction, deux comédies policières enfin redécouvertes et le retour de l’épopée, c’est notre programme pour le mois de mars.

Nous avions déjà engagé le grand retour de Dominique Douay sur la scène science-fictive avec, dans la collection de poche Hélios, une réédition de L’Impasse-temps en version légèrement réécrite, et un inédit, Car les temps changent. Voici venir ce qui est considéré comme le roman majeur de l’auteur, La Vie comme une course de chars à voile, grand texte ballardien proposé ici dans une version entièrement revue par Douay.

La collection de poche Hélios s’offre désormais un beau volet « Noir », pour nos plongées dans les univers du polar. Nous débutons cela avec la redécouverte d’un cycle qui eut d’antan tellement de succès qu’il inspira même une série télé : Le Loup solitaire de Louis Joseph Vance. Dans une traduction dépoussiérée par Jean-Daniel Brèque, on redécouvre donc de l’excellente aventure policière, dans les pas d’un émule d’Arsène Lupin sévissant à la Belle Époque. C’est drôle, enlevé, intelligent et pas ringard du tout, c’est même d’une surprenante modernité. De la pure lecture-plaisir.

Et il sera dit que c’est le mois des gentlemen-cambrioleurs ! En grand format, dans notre Rayon vert, voici qu’arrive la traduction inédite d’un polar sauvé du Titanic, Le Trésor du Faucon de Jacques Futrelle. Une excellente comédie policière où se croise avec entrain une belle galerie de personnages, c’est plein d’humour, de quiproquos, de bijoux volés, de yachts luxueux, de milliardaires rivaux et de voleurs pas forcément repentis. Là encore, de la lecture-plaisir sans vergogne.

Enfin, sur le front des livres numériques, nous engageons la réédition d’une grande série entre roman historique et fantastique, « Le Roman de la Croix » de David Camus. Vente considérable en grand format comme en poche, cette trilogie n’avait étrangement toujours pas fait l’objet d’une sortie numérique — nous allons nous en charger à raison d’un volume par mois. À commencer par Le Cœur de la Croix, un roman véritablement inspiré, tout à la fois histoire d’une rédemption, aventure fantastique et plongée au cœur d’un XIIe siècle de légende, où David Camus retrouve le souffle des grandes épopées.

Février 2015

Il y a trois ans, nous avions découvert un nouvel auteur, qui fit beaucoup parler de son premier titre : Cédric Ferrand, avec la « crapule fantasy » Wastburg. Et enfin, ce mois-ci, paraît son deuxième roman, où l’auteur ne se laissant pas enfermer dans un seul genre a choisi de concocter une potion originale, où la force de l’uchronie se mêle à l’intimisme et à la rudesse du roman noir. Le résultat de ce cocktail étonnant est le très attendu Sovok.

Le mois dernier, en numérique, nous vous proposions de redécouvrir une perle méconnue du Fleuve Noir Anticipation, Les Glaces du temps de Frank Dartal. Ce mois-ci, provenant de la même source, c’est au tour de Paul Béra, avec deux très amusantes comédies de SF, Q.I. suivi de Changez de bocal ! que ce vieux routard de la littérature populaire livra à la fin de sa carrière. Avec une petite postface d’André-François Ruaud.

Patrimoine toujours, nous avons décidé de renouer avec notre tradition des ouvrages de luxe à tirage très limité, avec une somme inégalée de fictions d’une grande oubliée de la littérature conjecturale et policière, Renée Dunan. Celle-ci a composé une histoire de l’Humanité, qui va de l’apparition des premiers Hommes à la mort des derniers, vaste cycle longtemps resté ignoré, insoupçonné, éparpillé au sein de divers journaux, revues et ouvrages. Nous vous proposons de découvrir ce Roman de la fin des Hommes, composé de textes regroupés pour la première fois en un seul volume.

L’anthologiste de ce recueil est Fabrice Mundzik, cet érudit qui nous a également composé les trois volumes de raretés par J.-H. Rosny aîné au Rayon vert. Et le voici encore à l’œuvre, avec du même Rosny aîné Fables antiques et autres récits érotiques, un recueil inédit par lequel il inaugure sa propre collection de tirages limités. Disséminées au sein de revues et journaux, publiées par différents éditeurs, sans réelle continuité ni cohérence, ces « passions antiques » sont enfin réunies ici en un seul volume.