Septembre 2021

Les vacances d’été sont terminées et se lève l’aube d’une nouvelle rentrée, celle de la fantasy française.

C’est Nelly Chadour, déjà autrice chez nous de Espérer le soleil, qui ouvre le bal des sorties de la rentrée avec son nouveau roman, Avant 7 jours. Après son post-apo londonien, elle nous transporte cette fois sur une île irlandaise, vivant en autarcie dans un carcan d’obscures traditions druidiques aussi cryptiques qu’étouffantes. Roman mature sur le poids des traditions et la place des marginaux, Nelly Chadour fait la part belle aux monstres humains et créatures folkloriques, avec une approche du monde et de l’imaginaire que ne renierait pas Stephen King.

Deuxième événement de rentrée : le fort attendu quatrième tome des Sentiers des Astres de Stefan Platteau, Jaunes Yeux, avant-dernier volet de cette formidable saga ! Avec près de 30 000exemplaires vendus, il s’agit d’une des séries-phare de la fantasy contemporaine, une œuvre lyrique, saisissante et captivante — et si vous préférez le format relié, il sortira début octobre, n’ayez crainte.

Le troisième événement de notre rentrée, c’est un nouveau roman de Nicolas Texier : Les Ménades. Sous une couverture texturée comme une terre cuite, une fantasy historique de haut vol. Fresque épique et récit d’initiation, Les Ménades mêlent l’action et l’ambiance de L’Iliade au roman d’aventures, en explorant les trois figures de l’altérité qui, dans la pensée grecque, définissent en miroir l’idée de civilisation. À rebours des épopées classiques à la gloire des rois et des guerriers, ce livre nous parle ainsi de trois adolescentes et de leur singularité.

Enfin, il faut parler d’un grand auteur disparu, Roland C. Wagner : voici venir un quasi inédit de sa plume, Le Pacte des esclavagistes, que son co-auteur Rémy Gallart a restauré et complété. Entre espionnage et tentation de l’utopie, un roman de SF particulièrement actuel qu’il est grand temps de (re) découvrir.

Et n’oublions pas nos autres sorties : Hante Voltige de Nelly Chadour en poche Hélios ; un beau coffret réunissant la trilogie Monts et Merveilles de Nicolas Texier ; et à la fin du mois, un deuxième pavé de luxe de Jaworski : Rois du monde, l’intégrale des branches 1 & 2 du célèbre cycle celtique (tirage limité à 3000 ex, uniquement en librairie).

Juillet 2021

Encore un étrange été et notre équipe ne baisse pas les bras, certes pas, nous sommes très actifs : Mérédith a quatre « Bibliothèque des Miroirs » à mettre en page ; Melchior turbine sur plein de graphismes ; Christine et André lisent, éditent, cogitent, préparent ; Roman empaquète et expédie ; Erwan notre « relation libraire » est toujours en tournée ; et à la rentrée, le jeune Maxime rejoindra la ovin-team comme apprenti.

Une sortie spécifique en ce début juillet : La Sirène de l’espace de Michel Pagel, un étonnant space opera datant de 1999 qui avait été un peu oublié. Relu et retouché par l’auteur pour cette édition en poche Hélios, il s’agit d’un texte à la fois beau et réjouissant qui s’inscrit totalement dans nos préoccupations : un space opera pacifiste et anti-militariste !

Un grand titre récent : Lisière du Pacifique, roman inédit de Kim Stanley Robinson, incontournable auteur best-seller de la science-fiction. Entre polar, projection politique et science-fiction utopiste, un jalon important dans l’œuvre de Kim Stanley Robinson (récemment interviewé dans « La méthode scientifique » sur France Culture) et un roman majeur de la fiction écologiste.

Et non content d’inscrire le nom fameux de Robinson à notre catalogue, nous y avons aussi ajouté celui de LA grande dame des lettres spéculatives : Ursula Le Guin. L’Œil du héron rejoint la collection de poche Hélios, un court roman peu connu dans lequel deux modèles sociaux, dont l’un utopiste, s’affrontent sur le thème de l’Éternel Retour.

Nous fêtons aussi notre « événement polar » : un beau pavé de 976 pages par Jean-Philippe Depotte, l’omnibus des Fantômes du Nouveau siècle, réunissant rien moins que 4 romans (dont deux inédits) et une nouvelle (inédite également), dans le Paris 1900 de l’Exposition universelle. Caustique, fantastique et plein de suspense, du polar destiné aux amateurs des « Grands détectives » de 10/18.

Juin 2021

Juin déjà et soudain une lueur de vie normale semble briller à nouveau devant nos yeux… Sortirons-nous de ce long tunnel de bientôt dix-huit mois ? En tout cas, les Moutons électriques font de leur mieux pour l’éclairer de soleil et d’espoir pendant vos lectures. Cette année demeure pour nous celle des «  écotopies  », des fictions se projetant dans des sociétés alternatives, pacifistes et écologistes !

Notre grand titre dans cette voie : Lisière du Pacifique, un roman inédit de Kim Stanley Robinson, incontournable auteur best-seller de la science-fiction. Dans un monde qui s’emploie à redécouvrir l’harmonie avec la nature, la petite ville d’El Modena, en Californie, revêt l’aspect d’une utopie sociale et écologique. Pourtant, Kevin Claiborne, jeune architecte et constructeur qui a grandi dans ce monde plus vert, est impliqué dans une lutte afin de préserver la vie équilibrée de sa communauté en proie aux tentations d’exploitation et de corruption. Entre polar, projection politique et science-fiction utopiste, un jalon important dans l’œuvre de Kim Stanley Robinson et un roman majeur de la fiction écologiste.

Non content d’inscrire le nom fameux de Robinson à notre catalogue, nous y ajoutons ce mois-ci celui de LA grande dame des lettres spéculatives : Ursula Le Guin. L’Œil du héron rejoint la collection de poche Hélios, un court roman peu connu dans lequel deux modèles sociaux, dont l’un utopiste, s’affrontent sur le thème de l’Éternel Retour.

Chez nous, juin fête aussi le polar : avec tout d’abord un beau pavé de 976 pages par Jean-Philippe Depotte, Les Fantômes du Nouveau siècle, réunissant rien moins que 4 romans (dont deux inédits) et une nouvelle (inédite également), dans le Paris 1900 de l’Exposition universelle. Caustique, fantastique et plein de suspense, du polar destiné aux amateurs des « Grands détectives » de 10/18.

Et puis le retour d’un « long seller » de notre catalogue, l’anthologie des Détectives rétro : 13 nouvelles issues de sources rares, datant de l’âge d’or du roman policier. De nombreux détectives marchèrent sur les traces de Sherlock Holmes à cette époque, mais afin de s’en distancier et marquer leur originalité, leurs caractéristiques se firent de plus en plus excentriques. Naquirent ainsi des détectives de l’étrange ! (chasseurs de fantômes et de crimes impossibles), des détectives ferroviaires, des détectives milliardaires, des détectives ratés, des détectives cambrioleurs…)

Mai 2021

Avant cette crise inouïe, nous pensions déjà faire évoluer nos publications, en rêvant d’un monde meilleur et en participant à sa construction… Nos livres s’engageaient déjà dans le sens d’un nouveau monde, mais les épreuves traversées nous confortent dans nos choix de changements et plus que jamais nous souhaitons que s’écrive un imaginaire fructueux et progressiste. Cette année est pour nous celle des « écotopies », des fictions se projetant dans des sociétés alternatives, pacifistes et écologistes !

Et notre grand titre pour cela, c’est un roman inédit de Kim Stanley Robinson, incontournable auteur best-seller de la science-fiction, pour l’inédit Lisière du Pacifique. Dans un monde qui travaille à redécouvrir l’harmonie avec la nature, la petite ville d’El Modena, en Californie, prend l’aspect d’une utopie sociale et écologique. Entre polar, projection politique et science-fiction utopiste, un jalon important dans l’œuvre de Kim Stanley Robinson et un roman majeur de la fiction écologiste.

Nous déclinons aussi ce besoin d’utopie dans deux poches Hélios : Transit de Pierre Pelot était épuisé depuis fort longtemps et nous le tenons pour une œuvre majeure : la mise en scène d’une utopie écologiste, à travers le voyage d’un amnésique. Proche des romans de Christopher Priest, en particulier de Futur intérieur, on y distingue le même doute sur la réalité et une confrontation entre un présent totalitaire et un univers parallèle projetant un modèle écologique de société.

Et Michel Jeury dans L’Univers-Ombre décrit d’une manière saisissante et peut-être prophétique, une autre vie, possible tout de suite : énergies douces, écologie pratique et utopies réalisables, Michel Jeury met son immense talent au service d’un monde plus juste où l’idée autogestionnaire est développée concrètement. Un roman solaire, à la fois lyrique et profond.

Paru en début d’année, La Ville peu de temps après, de Pat Murphy (trad. Patrick Marcel) est une autre de ces fictions qui osent rêver positivement : San Francisco, après l’apocalypse. Dans la grande cité californienne, des artistes se sont forgés leur propre société, qui tend vers l’utopie — mais de l’autre côté de la Baie, des militaires s’agitent, décidés à mater ces doux rêveurs. Il va falloir lutter avec ses rêves — et peut-être avec l’aide de la ville elle-même.