Réorganisation !

Comme chez toutes les entreprises culturelles indépendantes de taille modeste, le présent et le futur se profilent difficiles pour notre équipe éditoriale, mais aussi pour les auteurs qui nous ont fait confiance.

Étant donnée la fermeture des librairies et l’arrêt de toute commercialisation par notre distributeur, La Comédie inhumaine (Pagel), Le Chiffre de Cthulhu (Stableford), Clémente nous soit la pluie (Chevalier), Les Canaux du Mitan (Nikolavitch) et Sunk (Calvo-Colin-Cremet), nos sorties papier prévues et déjà imprimées, sont reportées à après la fin de crise. Nous referons entièrement notre calendrier de publications dés que possible, bien entendu. Trois poches « Hélios » déjà imprimés sont également concernés (Orages en terre de France, L’Ordre du Labyrinthe et Source des tempêtes 2). En revanche, les sorties numériques auront lieu à la date prévue (diffusion eDantès).

Étant désormais confinés, nous sommes en chômage partiel. Et beaucoup de bureaux de poste ayant exercé leur droit de retrait (fort sagement), ainsi que notre logisticien, nous ne pouvons plus expédier les commandes de livres papier jusqu’à nouvel ordre.

Lisez en numérique ! Nous avons à ce jour déjà 169 titres numériques, allez voir dans le menu « Bibliothèque numérique » du déroulant « Collections ». Nous venons par exemple de mettre en vente 13 titres supplémentaires, de nos amis des Saisons de l’étrange.

Prenez soin de vous.

Mars 2020

Tandis que Léon nous souffle dessus, les nuées les plus terrifiantes s’amassent également sur nos parutions : horreurs, diableries, zombies et Lovecraft, tremblez pauvres lecteurs !

C’est vraiment notre événement massif du mois de mars : la réédition en deux pavés de ténèbres, forcément monstrueux, de l’intégrale d’un sommet du fantastique francophone récent : le cycle de la Comédie inhumaine par Michel Pagel (huit romans et recueils + deux textes complémentaires jamais parus en librairie, le tout revu par l’auteur). Nos deux premiers « omnibus Voltaïque », et il nous semble que ça fait un certain effet (ils pèsent 960 et 912 pages respectivement, excusez du peu). Design graphique par Melchior Ascaride, bord des pages peint en noir. Et Michel Pagel sera présent aux salons Imaginales (Épinal) et Hypermondes (Bordeaux).

Quand on aime on ne compte pas : Michel Pagel encore, cette fois en petit format : Orages en terre de France est réédité en poche Hélios. Une autre pépite de cet auteur majeur des littératures de l’imaginaire, une uchronie brutale et bouleversante dans une France ravagée par une Guerre de cent ans qui ne s’est jamais terminée.

Mars, c’est également depuis quelques années le « Mois de Lovecraft » décrété par le collectif éditorial des Indés de l’imaginaire. Et dans ce cadre, nous sortons avec un plaisir non dissimulé un roman bien fou, complètement dérangé, d’un irrépressible continuateur britannique du Maître de Providence : Le Chiffre de Cthulhu de Brian Stableford.  Une deuxième enquête pour le grand détective Charles Auguste Dupin, emplie d’un imaginaire riche et tumultueux.

Février 2020

C’est le cœur léger qu’après le succès de notre passage chez MDS et la sortie de deux nouveautés du Maestro Jaworski, les Moutons électriques abordent les pluies hivernales : le temps idéal pour bouquiner !

Qui dit février dit Saint Valentin (notamment), alors, un rien taquins, nous avons décidé de rééditer un de nos anciens titres qui rencontra un beau succès : Sexe ! d’Alexandre Mare, dont le sous-titre, « Le trouble du héros », livre une clef : il s’agit en une série d’articles d’étudier entre sérieux, humour, mauvaise foi et références la question de la sexualité des héros, de Batman à Tarzan en passant par les Schtroumpfs et James Bond… En confrontations cocasses, une analyse de la sexualité des héros de la fiction populaire.

Également en poche Hélios, le retour d’un de nos plus jolis succès de ces dernières années : Les Papillons géomètres de Christine Luce, qui comme Le Monde l’écrivit livre « une incursion notable dans les horreurs sélectes du fantastique victorien, dont elle actionne les sortilèges et manipule les décors avec brio et efficacité. » Une plongée dans le Londres des fantômes.

Christine Luce avait été notre « pépite de l’imaginaire 2017 », et cette année, c’est le tour de Jeanne Mariem Corrèze, avec Le Chant des Cavalières : cette toute jeune autrice nous a sidérés par la force de son style et la beauté de son univers, version féminine du mythe arthurien, avec farouches guerrières, herboristes et dragons à plume ! Nous parions sur elle comme une véritable révélation, avec ce roman beau et fort. Et ce sera le centième titre de notre « Bibliothèque voltaïque » !

Enfin, il nous faut mettre en avant qu’au sein des Saisons de l’étrange, nos associés Moltinus ont publié il y a peu le deuxième volet des Fantôme du nouveau siècle de Jean-Philippe Depotte : Le Pépin de la reine Midasse. Juillet 1900, grand défilé, complots, expérimentations de la TSF, tour Eiffel et…. fantômes, bien entendu ! Cette dynamique maison vient aussi de publier de nouveaux romans de François Peneaud, Julien Heylbroeck et Lazare Guillemot, et lance une nouvelle collection, la Ligue des Écrivaines Extraordinaires — tout est sur la page « Autres éditeurs / Les Saisons de l’étrange ».

Janvier 2020

Eh bien, en cette aube des nouvelles années 20, souhaitons à tous que cette décennie soit folle, électrique — et sans le moindre court-circuit !

Et nous entendons bien débuter cette nouvelle ère en fanfare, avec la parution dans le courant du mois de rien moins que deux nouveaux Jaworski ! Tout d’abord, l’événement : le dernier volet de la saga « Rois du monde », Chasse Royale IV, volume concluant la deuxième branche (ou deuxième époque) du cycle de Bellovèse. Sept années d’écriture trouvent pour Jean-Philippe Jaworski, l’auteur best-seller de la fantasy francophone, l’homme au plus de 100 000 ventes, une belle conclusion.

Après Tout au milieu du monde et Ce qui vient la nuit, nous profitons de notre entrée chez le diffuseur MDS pour lancer officiellement notre nouvelle collection : la « Bibliothèque dessinée ». Et quoi de mieux que de le faire avec l’adaptation d’un des textes les plus forts de Jaworski, Désolation (un hommage à Tolkien situé dans l’univers du Vieux Royaume), entièrement illustré par Melchior Ascaride ? Le principe de cette collection : des « romans graphiques » où textes et dessins parlent d’une seule voix, en une double narration et en deux couleurs.

De même, Frantz est une fiction inédite de Dominique Douay, auteur trop rare : le grand vertige de la science-fiction, par un écrivain multi-primé qui a travaillé ici en partenariat avec un formidable graphiste, Sébastien Hayez. La « Bibliothèque dessinée » c’est cela : des textes forts alliés à des approches graphiques originales, pour une expérience de lecture encore plus esthétique, encore plus belle.

Sur le front du numérique, signalons que nous ressortons les cinq premiers tomes de la série « Panthéra » par Michel Pagel, en textes révisés. De l’excellent roman-feuilleton, rocambolesque et avec une bonne pointe de fantasy.

Fondée il y a pile un an, la maison d’édition Moltinus a repris deux de nos collections, qui ne s’imposaient pas en librairie mais méritaient pourtant de continuer à se développer : les « Saisons de l’étrange » (où viennent d’arriver carrément 7 nouveautés !) et le « Rayon Vert ». Dans le cadre de ce dernier label, vient de sortir un essai formidable, passionné et érudit : La Science-fiction en France dans les années 50 par Francis Saint-Martin. Grand format cartonné, illustré de 322 documents rares, il brosse le portrait inédit de cette décennie qui a vue émerger et s’affirmer la SF en France. Un tirage limité pour un livre d’exception.