Août 2019

Notre maison d’édition, qui vient de passer le cap des 15 ans d’existence, se trouve également à un autre cap : celui d’un changement crucial de sa diffusion. Nous quitterons en effet Harmonia Mundi Livre pour rejoindre au 1er octobre Media Diffusion / MDS (pour le papier) et eDantès (pour le numérique). De quoi, pensons-nous, nous redonner un bel élan et considérer l’avenir avec allant.

D’ici là, bien sur, nous ne baissons pas les bras et poursuivons par exemple la belle opération « Rentrée de la fantasy française » qui, en collaboration avec nos associés des Indés de l’imaginaire, consiste à mettre chaque année en avant un nouveau titre qui nous semble marquant pour le genre. Et comme l’on ne change pas une équipe qui gagne, c’est donc Brice Tarvel qui nous revient, avec le somptueux, ténébreux et magique Astar Mara – les chemins d’eau. Un roman de tempêtes, de pirates, de sirène, des glaces et d’écumes : un grand texte, à la fois passionnant et rafraîchissant !

Nous savions que cette année serait pour nous un peu placée sous le signe maritime, puisque nous venons aussi de publier ce grand texte celtisant qu’est le roman Trois coracles cinglaient vers le couchant d’Alex Nikolavitch. Celui-ci nous a livré une œuvre de maturité, belle et ambitieuse, entre fable de fantasy (la quête) et récit historique (la vie du roi). Entre la nostalgie puissante engendrée par l’effacement de l’Empire romain et l’espoir d’une liberté pour l’archipel britannique, un grand destin se tisse, à la fois intime et historique. Et l’éditeur de se dire alors qu’il a bien fait de pousser l’auteur vers cette voie, tant la réussite semble flagrante.

Celtisant aussi, mais bien terrestre, est Ce qui vient la nuit, le nouveau roman graphique du trio formé par Melchior Ascaride (aux illustrations), Julien Bétan & Mathieu Rivero (aux textes). Déjà auteurs du très remarqué « Tout au milieu du monde » (prix Imaginales 2018), ils plongent cette fois dans les mythes de la Bretagne pour une fantasy âpre où les dessins participent encore une fois à la narration, le tout dans une bichromie noir / jaune. Un livre fort, beau et original.

Et sur le terrain de notre collection de tirages ultra limités pour amateurs de littérature populaire ancienne, nous poursuivons d’arrache-pied le travail sur l’intégrale en 9 tomes des Teddy Verano de Maurice Limat, trésor oublié du polar fantastique français. Les volumes 3 et 4 sont maintenant disponibles, et le reste suivra à la rentrée !

Juillet 2019

L’été est arrivé sans douceur et que faire face à la chaleur ? Eh bien, acheter un livre : vous aurez toujours aussi chaud, mais vous aurez un livre en plus. Plus sérieusement, que lire cet été ? Permettez que nous fassions quelques suggestions, piochées dans nos parutions récentes…

Alex Nikolavitch écrivait tout d’abord des essais, pour nous, mais le sachant aussi scénariste de BD, un jour nous lui avons dit : « Et si tu te mettais au roman ? ». Et c’est ce qu’il a fait : pour son troisième roman, Trois coracles cinglaient vers le couchant, Nikolavitch nous a livré une œuvre de maturité, belle et ambitieuse, entre fable de fantasy (la quête) et récit historique (la vie du roi). Entre la nostalgie puissante engendrée par l’effacement de l’Empire romain et l’espoir d’une liberté pour l’archipel britannique, un grand destin se tisse, à la fois intime et historique. Et l’éditeur de se dire alors qu’il a bien fait de pousser l’auteur vers cette voie, tant la réussite semble flagrante.

Nous aimons être fidèles à nos auteurs, et vous connaissez notre attachement à l’une des plus grandes plumes de l’imaginaire francophone, Roland C. Wagner, disparu il y a déjà 7 ans. C’est donc avec fierté que nous avons publié un recueil inédit, Ce qui n’est pas nommé, regroupant 4 fictions de cet auteur, dont une jamais vue ! Du grand et du très bel imaginaire, à la fois riche et profond, philosophique et poétique, parfois drôle, parfois secouant… Si vous ne connaissez pas l’œuvre de R. C. Wagner, ce sera une excellente porte d’entrée.

Le titre est proche mais l’objet bien différent : Ce qui vient la nuit est le nouveau roman graphique du trio formé par Melchior Ascaride (aux illustrations), Julien Bétan & Mathieu Rivero (aux textes). Déjà auteurs du très remarqué Tout au milieu du monde (prix Imaginales 2018), ils plongent cette fois dans les mythes de la Bretagne pour une fantasy âpre où les dessins participent à la narration, le tout dans une bichromie noir / jaune. Un livre fort et original.

Enfin, en début d’année, nous avons publié ce qui est toujours un événement : un nouveau volet de la saga de Jean-Philippe Jaworski, « Rois du monde ». L’auteur peaufine actuellement l’ultime volume, tandis qu’une société de production vient de prendre une option pour une éventuelle série télé — espérons que cela se fera ! Et pour fêter ça, nous avons eu l’idée de réunir des Miscellanées : un petit recueil à tirage limité que sauront certainement apprécier les connaisseurs. Quatre nouvelles non réunies jusqu’à présent, une pièce de théâtre inédite, trois articles, et deux entretiens inédits, excusez du peu !

Juin 2019

Et voilà, juin est déjà là ! Le temps file vite lorsque l’on a plein de livres à lire… Un mois de juin sous le signe du poche, cette fois : trois Hélios!

Juste primé par un prix Imaginales pour ses Femmes d’argile et d’osier, Robert Darvel ne quitte pas l’actualité, avec la réédition en Hélios de son épopée savanturière L’Homme qui traversa la Terre, dont les Inrocks dirent que « ce roman d’amour et de vengeance dépeint des personnages hauts en couleur, prenant vie grâce à un vocable riche et réjouissant en parfaite adéquation avec cette évocation de genre. » Une œuvre frappante et originale, dans la sidération (le « sense of wonder » anglo-saxon).

Le Club de Michel Pagel fut fort remarqué lors de sa première sortie, gageons qu’il ne passera pas non plus inaperçu en Hélios : c’est que cette relecture en thriller horrifique de certaines figures de notre imaginaire d’enfance en a secoué plus d’un !

Jamais réédité en volume simple depuis sa sortie d’origine en 1989, Le Paysage déchiré est une étape importante dans l’imaginaire de Roland C. Wagner, un road trip halluciné en plein psycataclysme… Un jalon à redécouvrir d’urgence, par un auteur majeur.

Nous développons aussi une collection, le Rayon vert, qui par la grâce du « print on demand » nous fait une « ligne » qui ne risque pas de faire de l’ombre aux libraires ni aux diffuseurs, tout en nous apportant un petit ruisseau de vente par correspondance, très faible mais que l’on peut espérer être régulier, sur pas mal d’années. Pas un modèle économique viable en soi, étant donnée la masse considérable de boulot que cela exige, mais une satisfaction malgré tout pour notre âme d’amateurs de littérature populaire et de boulimiques de bouquins. Ainsi donc, après les trois volumes de Renée Dunan, voici l’énorme pavé de polars de Léon Groc, Six mystères, puis très bientôt une réédition brochée de Un mois sous les mers de Tancrède Vallerey (1933) et le premier volume de l’intégrale des Teddy Verano, le détective des fantômes de Maurice Limat (1936-1942). Ce que nous souhaitons ainsi explorer, c’est du roman populaire vraiment oublié et jamais réédité du tout, de la rareté véritable : des exclusivités et de l’introuvable, en micro-tirage.

Mai 2019

Au mois de mai, faisons ce qui nous plaît : lire ! Un mois particulièrement placé sous le signe des Imaginales, le grand salon de fantasy d’Épinal, dans les Vosges.

Ainsi avions-nous reçu l’an dernier un prix Imaginales, pour le roman graphique Tout au milieu du monde, par Julien Bétan, Mathieu Rivero & Melchior Ascaride. Eh bien, le « trio infernal » récidive, avec le non moins superbe Ce qui vient la nuit, deuxième volume de cette bibliothèque dessinée que nous commençons à construire : de courts romans où texte et graphisme se fondent intimement, les deux participant à la narration complète du récit.

Prix Imaginales toujours : nous avions reçu l’an passé, également, le prix de la meilleure traduction pour une œuvre de Lisa Goldstein, Sombres cités souterraines. Traduit par Patrick Marcel, ce très beau roman de fantasy urbaine poursuit donc sa vie avec une réédition en format de poche, sous le label Hélios.

Et prix Imaginales encore : celui de cette année vient juste d’être annoncé, et le meilleur roman francophone est Femmes d’argile et d’osier de Robert Darvel, une belle récompense pour un texte d’exception ! Fiers et heureux nous sommes, disons-le.

Hélios aussi : le retour d’un grand roman de SF étrangement non réédité depuis 1979, La planète inquiète. Son auteur, Christian Léourier, ne cesse plus d’être célébré comme une voix majeure de l’imaginaire, et il le prouve une fois encore dans ce « planet opera » superbement dramatique, dont il a entièrement revu le texte.

Sur le front de notre collection patrimoniale de littérature populaire, le « Rayon vert », nous vous annoncions le mois dernier le lancement d’une réédition de neuf romans de Renée Dunan, Mystère, Aventures, Police, en trois gros volumes (avec préface, biblio et d’autres textes rares), réalisés grâce aux recherches de Fabrice Mundzik. Formidable et trop oubliée Renée Dunan, à la plume splendide et au sens du suspense imparable. Eh bien voilà, les trois sont disponibles, toujours en tirage limité.