Entretien avec Melchior Ascaride sur Acheron Webzine

Chez les Moutons électriques, nous vouons une sorte de culte, aux coutumes et aux rituels étranges soit, mais un culte à notre graphiste Melchior Ascaride. Si, si. Et l’on sait que nos lecteurs admirent également le lauréat du prix Imaginales 2016…

Alors, vous serez heureux d’apprendre que le site Acheron Webzine s’est longuement entretenu avec lui, et que l’artiste y dévoile ses origines, ses inspirations et ses projets futurs.

« 3 – Nous avons connu ton travail grâce à notre partenaire Les Moutons électriques pour lequel tu fais des illustrations, comment s’est passé la rencontre avec cette maison d’édition ?

Tout bêtement. En 2012 je suis allé faire un tour au Salon du Livre de Paris, avec mon sac rempli de books pour aller démarcher un peu. Et puis j’ai gardé le meilleur pour la fin (croix de bois croix de fer c’est pas de la lèche, c’est un éditeur avec lequel j’avais vraiment envie de bosser) et avant de quitter le labyrinthe anxiogène qu’est ce salon, je me suis arrêté au stand des Moutons, j’ai été reçu par Julien Bétan à qui j’ai demandé si je pouvais lui présenter mon boulot. On s’est assis à une petite table, on a parlé pendant qu’il regardait mes travaux, André-François y a jeté un œil également et puis on s’est serré la main, je leur ai laissé mon portfolio et ma carte et je suis parti. Et ce n’est que rentré chez moi que je me suis claqué le front en réalisant que j’avais oublié de leur dire que nous avions des amis communs. Tant pis. Et puis quelques mois plus tard, après être rentré du vernissage d’une expo où je ne suis jamais arrivé, j’avais dans mes mails un courrier intitulé « Seconde prise de contact » et signé A-F. Ruaud. Je l’ai lu. Et au fur et à mesure des quelques lignes j’avais un sourire qui se dessinait sur la figure : mon travail leur plaisait et ils voulaient qu’on tente le coup. On a commencé avec du Roland Wagner et on continue encore aujourd’hui. »

En savoir plus sur le site d’Acheron Webzine

Interview vidéo

Regardez les hommes danser est un site culturel curieux, où la langue française se trouve régulièrement malmenée mais qui aime beaucoup les Moutons électriques, alors pourquoi s’en priver? Ils viennent d’interviewer notre directeur littéraire – et ses chats. C’est bien les chats, ça fait vendre, les images de chats.

REGARD 263 – les éditions MOUTONS ELECTRIQUES… par regardezleshommesdanser

La parole au gérant

Eh, il y a not’ boss, Raphaël Colson, qui parle sur le webzine ActuSF.

Raphaël répond aux questions de Bertrand Campeis, à propos de ses recherches, de l’organisation des Moutons électriques, de Miyazaki, et bien sûr, surtout, de son tout récent Rétro-futur ! — extrait :

« Depuis son apparition, au début des années 1980, le rétro-futurisme constitue un courant créatif qui n’a pas cessé de s’étoffer et de s’enrichir au fil du temps et je pense qu’il a encore de belles années devant lui. Son évolution prendra sans nul doute des formes différentes, mais il est certain que nous n’en avons pas terminé avec l’exploration du passé. Viendra un temps où les années 1970 et 1980 deviendront le terreau d’une fiction rétro-futuriste – comme le suggère la blague du dessinateur Boulet sur son blog, avec son histoire de « Formicapunk ». La grande force du rétro-futurisme, au même titre que le cyberpunk, c’est de pouvoir se décliner en un ensemble de sous-courants, et quand l’un d’eux décline, un autre prend la relève. Toute chose se développe puis se meurt, provisoirement ou définitivement. L’histoire du steampunk illustre pleinement ce type d’évolution. »