« Japon ! » la semaine prochaine sur ulule

Bonjour amis lecteurs,

Mercredi prochain, nous lançons notre campagne de financement participatif sur Ulule pour « Japon ! ».

Notre objectif : faire de ce livre LA référence pour tous les fans et passionnés de la culture et de l’imaginaire japonais.

On compte sur vous, amis lecteurs !

En attendant, voici la présentation du livre par l’auteure elle-même :

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Le Japon fait de plus en plus partie de notre imaginaire : les mangas et les anime parsèment nos rêves de yōkai, de ninjas et de magical girls. Godzilla, les samouraïs et les yakuzas deviennent les nouveaux personnages fétiches des réalisateurs occidentaux. Le mot kawaii fait son chemin dans notre vocabulaire quotidien tandis que bentô, ramen et onigiri envahissent notre lexique gastronomique…

L’Archipel nous apparaît pourtant toujours mystérieux, singulier et étonnant. Pourquoi, malgré notre familiarité grandissante avec ses créations, ne parvenons-nous pas à saisir tous les codes de sa culture ? Pourquoi restons-nous surpris par ce pays qui nous offre une culture traditionnelle où geishas, haïkus et bushidō s’entrelacent à loisir, et une pop-culture rythmée par les silhouettes d’Hello Kitty, Pikachu et Astroboy ? La culture japonaise repose-t-elle réellement sur des contrastes si intenses ? Ces deux facettes, en apparence irréconciliables, ne seraient-elles pas au contraire intimement liées ?

Avec « Japon ! Panorama de l’imaginaire japonais », je vous invite à explorer les différents visages de la culture nippone : au fil d’un voyage thématique, vous découvrirez comment se sont forgées les différentes formes de récit japonais, depuis l’ancestral Kojiki jusqu’aux grandes innovations du jeu vidéo. Vous apprivoiserez les différents personnages qui peuplent ces histoires extraordinaires : les kaiju, les school girls et les différents avatars du Guerrier vous révéleront les valeurs qui les animent et les esthétiques qui les portent. Et si les facéties des yōkai et la menace sombre des futurs apocalyptiques ne vous ont pas fait fuir, peut-être même distinguerez-vous, à travers les échos de la musique nippone ou dans le jaillissement de ses saveurs élégantes, le rapport étonnant que le Japon entretient avec le temps et l’espace…

Pour que le dépaysement soit total, j’ai recueilli pour vous des clichés de lieux mythiques de l’imaginaire japonais : la forêt de Yakushima, inspiration de Miyazaki pour Princesse Mononoké ; le Gundam RX-78-2 d’Odaiba ; les statues des yōkai de Sakaiminato ; les kitsune de Fushimi Inari-Taisha de Kyoto ; les néons d’Akihabara… Entre photographies et illustrations originales, ce panorama vous fera passer un moment aussi divertissant qu’enrichissant.

Pour que cette visite culturelle ne soit que plus belle, j’ai besoin de votre aide : aujourd’hui, grâce à votre soutien, « Japon ! » peut devenir, plus qu’un simple voyage, une aventure d’exception.

Rejoignez le financement participatif pour contribuer au décollage du livre et recevez des contreparties exclusives qui prolongeront votre plaisir de lecture !

Yoroshiku onegai itashimasu!

Julie Proust Tanguy

Mai 2017

Notre mois de mai s’inscrit sous le signe de l’étrange et du fantastique, avec un anniversaire important, le début d’une série et un hommage fascinant.

L’anniversaire, c’est celui de Frankenstein : il y a 200 ans que ce mythe fut créé. Nous avons donc décidé de retravailler le texte principal d’un de nos anciens « Bibliothèque rouge » pour partir Sur les traces de Frankenstein. En mêlant fiction littéraire et histoire, partir ainsi c’est explorer l’imaginaire flamboyant d’un tournant du XVIIIe siècle marqué à la fois par l’esprit gothique, le romantisme et les débuts de la révolution industrielle, sur fond d’anatomie fantastique, de conspirations Illuminati et de troubles bonapartistes.

Le début de série, c’est la première enquête d’un duo explosif de détectives de l’étrange, Sachem Blight et Oxiline. Après la « crapule fantasy » de Wastburg et le rétro-futurisme de Sovok, Cédric Ferrand verse dans le pulp lovecraftien un brin rigolard avec Et si le diable le permet, une aventure mystérieuse donnant naissance à deux nouveaux héros intrépides voués à vivre bien des péripéties. Complots, monstres et enquêtes, Canada années 1930, ambiance pulp et fantastique… et plus si affinité !

Et l’hommage fascinant, c’est celui que mène Alex Nikolavitch dans L’île de Peter. Après Eschatôn, space opera lovecraftien au souffle puissant, il entre sur le territoire de la fantasy urbaine avec son deuxième roman, qui fait entrer en collision la noirceur du polar new-yorkais et le mythe de Peter Pan. Qui est ce vieux marin qui traîne sa dégaine dans les rues de l’East Village à la recherche d’herbes médicinales très particulières et pourquoi Joab, le caïd du quartier, cherche-t-il sa piste dans des vapeurs narcotiques ? Les frontières du mythe et de la réalité se brouillent.

Étrange assurément aussi, et gourmandise livresque, que Tout au milieu du monde. Ce petit objet-livre séduisant a été conçu en collaboration par Julien Bétan et Mathieu Rivero avec notre graphiste, Melchior Ascaride. Le trio d’auteurs a conçu ce livre pour raconter une histoire atypique, au parti-pris graphique fort : entièrement en bichromie noir / rouge, c’est véritablement un roman graphique. Non content d’illustrer le propos, l’image souhaite aussi donner vie à cet univers, à la manière d’un narrateur « parallèle », ou comme la musique d’une chanson participe à poésie des mots. Intégrées au texte, les images renforcent la narration.

« Sachem Blight, une petite musique », par André-François Ruaud

Nous vous livrons régulièrement des « mots de l’éditeur » sur nos nouveautés, juste un petit texte à chaque fois afin de vous expliquer, de manière très personnelle, comme en confidence, l’origine d’un livre… Cette fois-ci, André-François Ruaud vous parle d’une bien étrange aventure, celle de Sachem Blight et Oxiline : « Et si le Diable le permet »

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Les deux premiers romans de Cédric Ferrand ont été très bien reçus, alors quand l’auteur propose un troisième récit, chacun conviendra qu’il n’existe aucune raison de s’arrêter en si bon chemin. Mais Cédric a un signe particulier : ses projets se suivent sans se ressembler. Lorsqu’il nous a présenté sa série, emportée par un aventurier dans les années 1930, avec des secrets et des monstres lovecraftiens… Eh bien, la surprise fut amusante et notre accord immédiat, bien entendu.

Ce n’est qu’ensuite que l’on s’est dit : « Bon, et comment on va le vendre ? ». Que voulez-vous, c’est ça, le métier d’éditeur : un mélange de direction littéraire et de soucis commerciaux. Très vite, nous avons donc eu envie de mettre ce roman à part, de ne pas l’inscrire dans la « Bibliothèque voltaïque », mais de lui tailler un look pour lui, afin de jouer à fond la carte de la série, et lorsque nous avons reçu le premier jet, il n’y eut plus de doutes : ce roman avait quelque chose d’un « pulp » à la Tarzan, ou d’un fascicule italien à la Martin Mystère, sans parler d’une sorte d’aspect iconique à la Indiana Jones…

Et j’aime ça, la littérature d’aventures, de mystère et d’action : des récits de pure distraction, qui se lisent vite et en jubilant. Nous leur avons rendu quantité d’hommages dans notre « Bibliothèque rouge », mais pourquoi ne pas le faire directement en fiction, dans un format court ? Le hasard faisant bien les choses, nous avons reçu un manuscrit de Julien Heylbroeck, un roman qui s’essayait au mélange inédit entre le polar, le fantastique et l’imaginaire « pulp ». Hé ! On tenait quelque chose, là, non ? Le roman fut promptement accepté, et une collection commença à s’esquisser… D’autant que ledit Heylbroeck avait lui aussi très envie de se lancer dans une série fantastique et d’action mettant en scène des détectives de l’étrange…

Alors voilà : nommons notre collection les « Saisons de l’étrange », et amusons-nous ! Et puis, littérature d’aventures, littérature de distraction… mais pas que : car Ferrand écrit « sa petite musique », et sous l’hommage souriant à la légèreté des « pulps » il développe, l’air de rien, pas mal d’autres choses : raconter une époque et des gens ; jouer sur les rivalités de langues, ce qui est récurrent chez lui ; et enfin, développer un exotisme totalement inattendu, puisque son histoire se déroule à Montréal ! (le prochain se passera à Paris en 1931, apparemment).

Je l’ai lu, ce roman, et relu, et décidément j’aime bien « sa petite musique » — oserai-je même faire allusion à quelque chose de très personnel ? Il y a pas mal d’années, j’avais tenté en tant qu’auteur d’écrire un cycle de nouvelles, mêlant l’atmosphère du « roman gris » à la Simenon avec un aspect assez « pulp », le tout dans une uchronie. Et dans la démarche de Cédric, je retrouve quelque chose d’assez semblable, qui ne pouvait donc que me séduire.

Mais c’est pas tout de nous proposer cette jolie intro : on veut lire le deuxième, maintenant, monsieur Ferrand !

André-François Ruaud

Le livre en question : http://www.moutons-electriques.fr/diable-permet