Juin 2018

Le temps file, file, au point qu’il nous semble devoir écrire cet éditorial tous les quatre matins… Eh bien donc, juin déjà, et toujours de belles nouveautés…

Et de temps qui file, il en est question dans Le Camphrier dans la ville flottante de Nicolas Labarre, roman qui fut écrit au long de pas mal d’années et au sein duquel l’information est en crise : dans cette dystopie douce-amère, la société ne peut plus aller aussi vite qu’avant, et pourtant, les crises se succèdent, le monde est usé… Un roman d’une vraie force, quelque part entre le Transperceneige et Black Mirror.

Un autre temps : c’est celui d’où provient le très étonnant et terriblement drôle Ann Radcliffe contre les vampires de Paul Féval, coédité avec nos partenaires des « Saisons de l’étrange », un roman datant de 1867 qui pourtant n’a pas pris une ride tant il était pionnier pour son temps. Ann Radcliffe, l’égérie du roman gothique, qui monte à l’assaut du péril vampirique, voilà qui n’est ni triste ni banal !

Temps d’antan encore : dans la tradition de nos tirages de luxe ultra limités, nous avons travaillé d’arrache-pied sur la récupération et la restauration de tous les textes formant la série policière de Toto Fouinard par Jules Lermina. Redécouvrez le plus grand détective parisien, subtil, révolté, perspicace, qui sait faire jouer les poings comme les petites cellules grises. Un bijou injustement méconnu du roman policier, une pièce maîtresse du genre datant de 1908-1909, qu’il était plus que temps d’exhumer.

Très attendu : il est arrivé, eh oui, enfin, c’est le temps du troisième volume de la grande saga de Stefan Platteau, les « Sentiers des Astres » : Meijo ! Le souffle magistral et les surgissements mythiques d’une très grande série, d’une voix majeure de la fantasy francophone — une nouvelle pierre à cet édifice remarquable, celui érigé par un auteur belge qui s’inscrit déjà parmi les meilleures ventes de l’imaginaire.

Et puis allez, c’est le temps du champagne : nous venons d’obtenir deux prix Imaginales, oui, deux ! Bravo à Lisa Goldstein, pour Sombres cités souterraines (roman étranger, trad. P. Marcel) et à Tout au milieu du monde de Melchior Ascaride, Julien Bétan & Mathieu Rivero (prix spécial) !

Mai 2018

Joli, le mois de mai ? Oh que oui, il est joli chez nous, croyez-le, nos moutons en sont tous bouclés !

On commence le mois par la réédition d’un roman de fantasy que nous considérons comme l’un des chefs-d’œuvre modernes du genre : L’Épouse de bois de Terri Windling. Prix Mythopoeic 1997 (c’est un peu le Nobel de la fantasy), ce voyage dans la magie du désert d’Arizona, avec ses cactus bavards et sa fée-lapin, est un grand, un très grand moment de merveilleux. Nous voulions lui redonner une actualité, alors nous n’avons pas lésiné sur la présentation : reliure semi-toilée, dos rond, traduction revue, tirage limité à 1000 exemplaires. Courez, il n’y en aura pas pour tout le monde !

Un autre événement, d’un tout autre genre, c’est la sortie dans notre collection de poche Hélios du centième volume. Eh oui, déjà 100 Hélios, et pour fêter ça toute l’équipe des trois maisons d’édition qui la conduisent vous a concocté un petit guide à la fois passionné et subjectif, large et bien argumenté, des 100 raisons d’aimer l’imaginaire. Et nous l’avons fait à seulement 2 € : réclamez-le à votre librairie !

Très attendu : il arrive, il approche, c’est le troisième volume de la grande saga de Stefan Platteau, les « Sentiers des Astres » : Meijo ! Le souffle magistral et les surgissements mythiques d’une très grande série, d’une voix majeure de la fantasy francophone — une nouvelle pierre à cet édifice remarquable, celui érigé par un auteur belge qui s’inscrit déjà parmi les meilleures ventes de l’imaginaire.

Et puis dans la tradition de nos tirages de luxe ultra limités, nous avons travaillé d’arrache-pied sur la récupération et la restauration de tous les textes formant la série policière pionnière de Toto Fouinard par Jules Lermina. Redécouvrez le plus grand détective parisien, subtil, révolté, perspicace, qui sait faire jouer les poings comme les petites cellules grises. Un bijou injustement méconnu du roman policier, une pièce maîtresse du genre datant de 1908-1909, qu’il était plus que temps d’exhumer et qui plaira notamment aux nombreux acheteurs de nos rééditions de Zigomar.

Dernière minute : nous apprenons avoir obtenu 2 prix Imaginales ! Bravo à Lisa Goldstein, pour Sombres cités souterraines (roman étranger, trad. P. Marcel) et à Tout au milieu du monde de Melchior Ascaride, Julien Bétan & Mathieu Rivero (prix spécial) !

Avril 2018

En ce beau mois d’avril, nous nous découvrons non pas d’un fil, mais de toute une nouvelle collection !

L’esprit de ces Saisons de l’étrange, c’est du roman court, lisible au premier degré, d’aventures policières. Chaque roman propose un héros ou une équipe, chacun se lit de manière totalement indépendante, et le tout se veut proche des comics : rapide, fun, entre étrange et polar, inspiré par la culture des mauvais genres — lovecraftien pour le Guillemot, fantasy urbaine pour le Wagner, uchronie pour le Koulikov, steampunk pour le Peneaud — mais toujours de manière légère, ludique, et il y a chaque fois à l’intérieur quelques illustrations ou décorations, par exemple des fausses publicités liées à ces univers de fiction.

L’on commence donc avec François Peneaud, scénariste et traducteur de BD, qui lance les aventures de Gabriel Dacié par Les Compagnons de Roland. Super-science et manipulation d’une étrange énergie font bon ménage dans cette aventure jubilatoire, dans laquelle la cathédrale de Chartres renferme un secret millénaire et où le silence des écrevisses est assourdissant. Esthétique steampunk, Iron Man français et énergie « pulp » pour une aventure enlevée ! [Version numérique disponible]

Le Nombril du monde est un court roman de Roland C. Wagner datant de 1997, passé inaperçu à l’époque (son petit éditeur avait fait faillite très vite). L’auteur s’y trouve pourtant en plein dans sa meilleure veine, à savoir la même inspiration que ses fameux « Futurs Mystères de Paris » (sa série chez L’Atalante) ou que « La Saison de la sorcière » : du polar de l’étrange, avec des personnages extrêmement attachants, des intrigues astucieuses et des décors de banlieue parisienne qui sont vécus (les cendres de l’auteur ont d’ailleurs été dispersées au pied du menhir, qui existe réellement). Sauf que si les « Futurs Mystères de Paris » sont du polar sur fond de SF, ici l’auteur avait fait une incursion dans le surnaturel. Druides et rockeurs contre les forces du Mal ! [Version numérique disponible]

Dans Mémoires d’un détective à vapeur, par Olav Koulikov, fictions et documents se mêlent, autour de la figure de Jan Marcus Bodichiev, détective privé et spécialiste en sécurité informatique. Les enquêtes elles-mêmes se lisent au premier degré polar, tandis que le tout forme un portrait par petites touches de ce monde où un empire anglo-russe a imposé une longue paix, où Londres célèbre le culte de Bouddha et où la France est un pays de type communiste. L’état d’esprit de ce roman est une sorte de Simenon décalé, comme du Maigret situé dans une uchronie avec liane extraterrestre, tueur robot et bandits génétiquement modifiés… [Version numérique disponible]

Enfin, paru le mois dernier, 115° vers l’épouvante de Lazare Guillemot mêle polar, fantastique et humour. Un nouvel auteur d’une verve jubilatoire, pour un court récit d’aventures, lisible au premier degré, léger, inventif, rapide, mais où l’auteur fait se croiser des personnages fameux de la littérature populaire, sous le quadruple patronage de G. K. Chesterton (le Père Brown), J.-H. Rosny aîné (les aventuriers Ironcastle), de H. P. Lovecraft (le surgissement de Cthulhu et autres monstres de sa mythologie horrifique)… et de Clark Ashton Smith (dont provient la menace !). [Version numérique disponible ; tirage de tête disponible]

Mars 2018

Mais comment ça, on est en mars  ? Déjà  ? Pfouh, que le temps file, enfin, heureusement que nous ne chômons pas : encore de bien belles nouveautés ovines ce mois-ci.

Fidèle à notre volonté de proposer des romans de fantasy réellement forts et originaux, qui soient à la fois d’excellentes histoires et des romans avec un brin d’ambition stylistique, voici Femmes d’argile et d’osier  de Robert Darvel. Pure aventure et splendide «  réalisme magique  », un livre puissant, d’une poésie et d’une inventivité absolument remarquables : beau ! [Version numérique disponible]

Renouvelant avec nos amis des Indés de l’imaginaire l’opération «  le mois de Lovecraft  », nous y inscrivons cette année le réjouissant premier roman de Lazare Guillemot, 115° vers l’épouvante, mêlant polar, fantastique et humour. Un auteur d’une verve jubilatoire, pour un court récit d’aventures, lisible au premier degré, léger, inventif, rapide. [Version numérique disponible]

En format de poche Hélios, retour d’un de nos succès les plus rapides de ces dernières années : Véridienne  de Chloé Chevalier, le premier volet de ses Récits du Demi-Loup. Si vous ne l’avez pas lu en grand format, foncez : entre fantasy épique et dynastique, le Demi-Loup s’empare de son lecteur pour ne plus le lâcher. [Version numérique disponible]

Enfin, nous avions entamé début 2016 une réédition du roman-feuilleton aussi génial qu’oublié de Léon Sazie,  Zigomar . Voici venir les volumes 3 et 4 de la série, toujours trépidants ! Les ventes en librairie furent hélas insuffisantes, nous ne réalisons donc ces deux tomes supplémentaires qu’en tirage limité, histoire de ne pas laisser tomber abruptement cette redécouverte. Nous devrions publier de même les tomes 5 et 6 dans un an ou deux… [Versions numériques disponibles]