Avril 2018

En ce beau mois d’avril, nous nous découvrons non pas d’un fil, mais de toute une nouvelle collection !

L’esprit de ces Saisons de l’étrange, c’est du roman court, lisible au premier degré, d’aventures policières. Chaque roman propose un héros ou une équipe, chacun se lit de manière totalement indépendante, et le tout se veut proche des comics : rapide, fun, entre étrange et polar, inspiré par la culture des mauvais genres — lovecraftien pour le Guillemot, fantasy urbaine pour le Wagner, uchronie pour le Koulikov, steampunk pour le Peneaud — mais toujours de manière légère, ludique, et il y a chaque fois à l’intérieur quelques illustrations ou décorations, par exemple des fausses publicités liées à ces univers de fiction.

L’on commence donc avec François Peneaud, scénariste et traducteur de BD, qui lance les aventures de Gabriel Dacié par Les Compagnons de Roland. Super-science et manipulation d’une étrange énergie font bon ménage dans cette aventure jubilatoire, dans laquelle la cathédrale de Chartres renferme un secret millénaire et où le silence des écrevisses est assourdissant. Esthétique steampunk, Iron Man français et énergie « pulp » pour une aventure enlevée ! [Version numérique disponible]

Le Nombril du monde est un court roman de Roland C. Wagner datant de 1997, passé inaperçu à l’époque (son petit éditeur avait fait faillite très vite). L’auteur s’y trouve pourtant en plein dans sa meilleure veine, à savoir la même inspiration que ses fameux « Futurs Mystères de Paris » (sa série chez L’Atalante) ou que « La Saison de la sorcière » : du polar de l’étrange, avec des personnages extrêmement attachants, des intrigues astucieuses et des décors de banlieue parisienne qui sont vécus (les cendres de l’auteur ont d’ailleurs été dispersées au pied du menhir, qui existe réellement). Sauf que si les « Futurs Mystères de Paris » sont du polar sur fond de SF, ici l’auteur avait fait une incursion dans le surnaturel. Druides et rockeurs contre les forces du Mal ! [Version numérique disponible]

Dans Mémoires d’un détective à vapeur, par Olav Koulikov, fictions et documents se mêlent, autour de la figure de Jan Marcus Bodichiev, détective privé et spécialiste en sécurité informatique. Les enquêtes elles-mêmes se lisent au premier degré polar, tandis que le tout forme un portrait par petites touches de ce monde où un empire anglo-russe a imposé une longue paix, où Londres célèbre le culte de Bouddha et où la France est un pays de type communiste. L’état d’esprit de ce roman est une sorte de Simenon décalé, comme du Maigret situé dans une uchronie avec liane extraterrestre, tueur robot et bandits génétiquement modifiés… [Version numérique disponible]

Enfin, paru le mois dernier, 115° vers l’épouvante de Lazare Guillemot mêle polar, fantastique et humour. Un nouvel auteur d’une verve jubilatoire, pour un court récit d’aventures, lisible au premier degré, léger, inventif, rapide, mais où l’auteur fait se croiser des personnages fameux de la littérature populaire, sous le quadruple patronage de G. K. Chesterton (le Père Brown), J.-H. Rosny aîné (les aventuriers Ironcastle), de H. P. Lovecraft (le surgissement de Cthulhu et autres monstres de sa mythologie horrifique)… et de Clark Ashton Smith (dont provient la menace !). [Version numérique disponible ; tirage de tête disponible]

Mars 2018

Mais comment ça, on est en mars  ? Déjà  ? Pfouh, que le temps file, enfin, heureusement que nous ne chômons pas : encore de bien belles nouveautés ovines ce mois-ci.

Fidèle à notre volonté de proposer des romans de fantasy réellement forts et originaux, qui soient à la fois d’excellentes histoires et des romans avec un brin d’ambition stylistique, voici Femmes d’argile et d’osier  de Robert Darvel. Pure aventure et splendide «  réalisme magique  », un livre puissant, d’une poésie et d’une inventivité absolument remarquables : beau ! [Version numérique disponible]

Renouvelant avec nos amis des Indés de l’imaginaire l’opération «  le mois de Lovecraft  », nous y inscrivons cette année le réjouissant premier roman de Lazare Guillemot, 115° vers l’épouvante, mêlant polar, fantastique et humour. Un auteur d’une verve jubilatoire, pour un court récit d’aventures, lisible au premier degré, léger, inventif, rapide. [Version numérique disponible]

En format de poche Hélios, retour d’un de nos succès les plus rapides de ces dernières années : Véridienne  de Chloé Chevalier, le premier volet de ses Récits du Demi-Loup. Si vous ne l’avez pas lu en grand format, foncez : entre fantasy épique et dynastique, le Demi-Loup s’empare de son lecteur pour ne plus le lâcher. [Version numérique disponible]

Enfin, nous avions entamé début 2016 une réédition du roman-feuilleton aussi génial qu’oublié de Léon Sazie,  Zigomar . Voici venir les volumes 3 et 4 de la série, toujours trépidants ! Les ventes en librairie furent hélas insuffisantes, nous ne réalisons donc ces deux tomes supplémentaires qu’en tirage limité, histoire de ne pas laisser tomber abruptement cette redécouverte. Nous devrions publier de même les tomes 5 et 6 dans un an ou deux… [Versions numériques disponibles]

Février 2018

Pendant que fleurissent les mimosas dans le sud-ouest où nous sommes désormais installés, notre équipe ne cesse son travail et fait également fleurir quelques jolies nouveautés…

En début de mois, tout d’abord, arrive en librairie un court roman de Nathalie Dau qui, délaissant un moment son univers du Livre de l’Énigme, nous livre cette fois une fantasy superbement ciselée sur fond de mythe du Pays de Galles, depuis le lointain passé jusqu’à l’époque moderne. Un bel hommage à l’esprit celte : Le Chaudron brisé. [aussi dispo en numérique]

Et comme Nathalie Dau est d’ores et déjà en passe de devenir une plume « culte », nous avons décidé de produire un tirage ultra limité de ce Chaudron brisé, tout comme nous l’avions fait il y a quelques mois pour ses Fragments d’un âge ancien. C’est notre petite gourmandise : 30 exemplaires seulement, reliure toilée grise sous jaquette inédite, du beau et rare pour le plaisir.

Du côté du poche, paraît chez Hélios un recueil à tout petit prix d’un très grand monsieur de l’imaginaire : J.-H. Rosny aîné, des Récits préhistoriques qui n’ont jamais été réunis dans sa célèbre Guerre du feu !

En deuxième partie de mois, nous renouvelons avec nos partenaires du collectif Indés de l’imaginaire l’opération « Pépites de l’imaginaire », à savoir la mise en avant de nouveaux talents. Et Opérations Sabines de Nicolas Texier est vraiment de ceux-là : toute notre équipe l’a dévoré avec un plaisir intense, une véritable jubilation. Voilà un roman de fantasy qui a le potentiel de marquer fortement, original et très accessible. L’auteur manie la plume aisément (il a publié trois romans à la NRF) pour exploiter sa spécialité, l’histoire militaire — et ça se voit — dans un esprit volontiers progressiste et une grande connaissance des mythes et folklores européens, qu’il met à profit : atmosphère, magie, suspense, retournements, moments forts, images fortes, style travaillé. Tout est là pour faire de ce roman une nouvelle pièce majeure de notre catalogue. [aussi dispo en numérique]

Janvier 2018

Puisse cette nouvelle année vous être bénéfique et fertile ! La ronde des jours ne cesse pas et, avec elle, la ronde des livres beaux et bons qui sortent chez les Moutons électriques…

Ainsi en ce mois de janvier 2018 publions-nous notre troisième traduction de l’Américaine Lisa Goldstein, après Sombres cités souterraines il y a un an et Amaz en Hélios. Si nous avons choisi d’essayer d’imposer cette plume étrangère en France, nous dont la traduction n’est pas l’habitude, c’est qu’il nous semble véritablement qu’il s’agit d’une voix majeure de l’imaginaire, une autrice injustement méconnue. Et nous le prouvons une fois de plus, avec cet Ordre du Labyrinthe, où les motifs du merveilleux et du fantastique sont mêlés à la texture du réel. Spectacles itinérants, mystères, meurtre, spiritisme, occultisme et, bien sûr, labyrinthes ! Croyez-nous, la magie de Lisa Goldstein est envoutante. [aussi dispo en numérique]

Ce mois de janvier est aussi pour nous celui des rééditions de certaines de nos meilleures ventes, dans des esthétiques neuves : ainsi du Manesh de Stefan Platteau, premier volume de ses « Sentiers des Astres », qui renait en grand format souple et sous une belle couverture blanche, noire et cuivre par notre graphiste émérite, Melchior Ascaride. L’occasion de découvrir cette pierre blanche dans le jardin de la fantasy francophone, voilà, c’est dit ! [aussi dispo en numérique]

Et dans le genre incontournable de la fantasy francophone, nous avons également Même pas mort de Jean-Philippe Jaworski, premier des « Rois du monde », qui se refait lui aussi une beauté en grand format souple… Dans les deux cas, de nouvelles éditions qui iront se marier dans votre bibliothèque avec celles de Gagner la guerre et de Janua Vera… [aussi dispo en numérique]

Et puis, parmi nos meilleures ventes s’inscrit aussi une étonnante trilogie par Xavier Mauméjean & André-François Ruaud, que nous ressortons en poche Hélios : les biographies de trois immenses figures de la fiction populaire, rien moins que Sherlock Holmes, Hercule Poirot et Arsène Lupin ! Trois vies d’aventures et de mystères, trois époques de la fiction, trois textes emblématiques de notre catalogue. [aussi dispo en numérique]